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Nous recherchons de vils pirates ou d'idéalistes révolutionnaires pour faire face
à l'imposante marine !
(Note : si vous voulez jouer un marine, n'hésitez pas non plus!)

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 Comment obtenir un bateau en deux leçons

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Zuko Kasai
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MessageSujet: Comment obtenir un bateau en deux leçons   Ven 9 Nov - 14:57

Aujourd'hui était un jour particulier pour Zuko Kasai, Commandant de la Marine. En effet c'était la première fois depuis qu'il les avait quitter pour faire son propre chemin qu'il allait revoir ses parents, revenus sur Logue Town spécialement pour l'occasion de sa promotion. Il avait donc posé un de ses jours de congé bien plus nombreux désormais pour pouvoir les revoir, eux les fiers Colonels de la Marine. Sa prochaine étape serait bien sûr de trouver un bateau et de monter son propre équipage, non qu'il déteste le sien, mais sa façon de pensée était trop loin de celle de son capitaine pour qu'ils puissent s'entendre à merveille.

Il était arrivé sur les lieux hier soir et avait loué une chambre pas trop mauvaise avec son salaire maintenant bien plus appréciable que celui d'un simple caporal de la Marine. D'ailleurs, il en aurait bientôt sous ses ordres des Caporaux et des Adjudants, du moins il l'espérait. Sortant de son lit, Zuko se passa une main sur le visage pour en chasser la fatigue restante et partit faire une rapide toilette. Il souhaitait apparaître bien propre sur lui devant ses géniteurs, leur montrer qu'il n'avait pas changé et était resté un digne Marine. Aussi il se rasa de près, ne prit cependant pas la peine de se coiffer et enfila son uniforme tout neuf, bien repassé et sortit de l'auberge dans laquelle il créchait, laissant le reste de ses affaires ici (il reviendrait les prendre plus tard).

Ce sont ses parents qui avaient réservés le restaurant de lequel ils allaient déjeuner le midi, car leurs payes contenaient un peu plus de zéro que la sienne, ils pourraient ainsi manger dans un endroit un peu classe, différents des bars-restaurants qu'il avait l'habitude de fréquenter en général. Mais en attendant, il fallait qu'il se trouve de quoi s'occuper avant de cramer son uniforme par désœuvrement...

Se disant qu'il fallait qu'il cherche un bateau et que de toute façon il n'avait rien de mieux à faire, Zuko se dirigea vers le quartier général de la Marine de l'île pour savoir comment obtenir un fier bâtiment et voguer sur les flots en portant l'étendard de la Marine et où obtenir un bon équipage qui l'accompagnerai dans sa quête de purger le monde de la piraterie. Logue Town étant une des îles principales sous le contrôle du gouvernement, la base de la Marine était ici énorme, car parfois des amiraux s'y rendait ainsi que des personnes hautement gradée du gouvernement. Bien entendu, Zuko n'avait aucune chance pour le moment d'accéder au bureau de l'un de ces grands dirigeants, donc il se dirigea en premier lieu vers quelqu'un qu'il connaissait et dont il savait qu'il avait acquit son bateau il y a déjà pas mal de temps.

Ça faisait vraiment bizarre de voir les gens le saluer quand il passait dans les couloirs alors que habituellement, c'était lui qui le faisait. D'ailleurs, comment devait-il saluer son ami Commandant ? Un simple bonjour ou un garde à vous ? Il en était encore à se poser la question quand il arriva devant le bureau de Josh Law, qui lui ouvrit la porte sans même lui laisser le temps de frapper. Son regard tout d'abord sévère s'éclaircit lorsqu'il vit à qui il avait à faire et il lui donna une grande claque dans le dos accompagné d'un éclat de rire franc et amical.

- Entres, entres ! J'ai entendu des pas s'arrêter devant ma porte et j'ai cru que c'était encore ce Smith qui revenait pour m'emmerder avec ses histoires de voleurs. J'ai plus à m'occuper de ça maintenant, se plaignait-il tout en retournant s'asseoir derrière son bureau. Et bien, qu'est-ce que tu attends, assis-toi ! Plus de chichis entre nous désormais !

En lui disant ça il lui avait montré la chaise juste en face de lui où Zuko s'assit aussitôt. Il avait toujours aimé les manière un peu bourrues de ce capitaine et avait détesté devoir quitter son équipage, mais la mort de Reiji avait laissé un trop grand vide pour qu'il continue à arpenter le pont de son bateau sans que celui-ci soit avec lui en train de préparer un sale coup ou de le provoquer gentiment à propos de la serpillière qu'il tenait. Josh Law sembla penser à la même chose que lui car il vit le revolver toujours à la ceinture de Zuko que celui-ci ne quittait plus désormais.

- Tu l'as toujours pas vrai ? Nom de dieu, je pense que si tu l'avais perdu je t'aurais fait manger mon bureau en représailles ! Après tout ce que ce gamin à apporter de bien à mon navire... M'enfin ! Il a rejoint un monde meilleur maintenant j'imagine.

Zuko resta silencieux. La tristesse revenait parfois l'étreindre lorsqu'il y repensait, lui donnant l'impression que la balle qu'il lui avait tiré dessus était bien là, fiché dans son cœur. Mais comme l'avait dit le capitaine, il avait rejoint un monde meilleur à présent, cette histoire appartenait donc au passé. Toujours sans rien dire, Zuko observa son ancien chef : ses cheveux étaient toujours grisonnant et coupé aussi cours que dans ses souvenirs, le temps et la vieillesses ne semblaient pas avoir gagné de terrain sur eux. Son bouc était toujours aussi impeccablement taillé, pas un poil de plus long que les autres, et les rides qui le faisaient passer pour un vieillard trop gentil étaient toujours présentes, bien marquées lorsqu'il souriait comme à cet instant.

- J'imagine que tu n'es pas venu me voir juste pour me faire plaisir mon garçon, alors dis moi, pourquoi est-ce que tu viens me déranger au milieu de mon après-midi ennuyeux à souhait ? Lui demanda-t-il amusé.

Zuko se reprit rapidement et se remit en tête pourquoi il était ici : son bateau, son merveilleux futur bateau et son fantastique futur équipage. Il gigota un peu sur son siège, légèrement gêné de demander un telle chose qui lui semblait soudainement déplacé, ouvrit la bouche pour dire quelque chose puis la referma, se trouvant parfaitement ridicule.

- Bon, écoutes, tu sais que je suis passé commandant récemment pas vrai ? Commença-t-il.

- Et comment mon garçon ! J'étais là quand ils ont tamponnés ton dossier ! S'exclama joyeusement Law.

Reperdant à nouveau tous ses moyens, Zuko se remit à balbutier. Qu'il fut présent au moment de l'officialisation de son passage de grade lui causait plus de joie qu'il ne l'aurait deviné, cet homme avait été comme un père pour lui et ça le touchait vraiment de voir qu'il soit ainsi concerné par son avenir. Un peu comme si une présence bienveillante veillait sur lui, attentif et plaidant sa cause vers le haut de l’échelle.

- C'est vrai ? Enfin je veux dire, merci Cap... Josh. La question que je voulais te poser c'est : comment je fais pour me trouver un navire ? Il faut que je demande au gouvernement de m'en fournir un ou bien autre chose ?

Josh Law le regarda avec incrédulité pendant quelques instants avant d'éclater de rire. Un rire énorme, qui le secouait tout entier et qui faillit bien le jeter en bas de son fauteuil. Le genre de fous-rire qui résonne dans toute la pièce et dans tout le bâtiment sûrement vu son intensité. Enfin bref, un rire dont Josh Law avait le secret. Pas vraiment patient et par contre vraiment vexé de la réaction, Zuko croisa les bras sur sa poitrine pour les empêcher de s'enflammer et s'empêcher lui même de mettre le feu à tout ce qui l'entourait avant de partir en claquant la porte. Lorsqu'enfin le grand bonhomme se fut calmer, il essuya une dernière larme de rire qui coulait sur sa joue avant qu'elle n'atteigne son bouc, les épaules toujours secouées par à-coups, il répéta :

- Demander au Gouvernement de t'en fournir un ! C'est la meilleure qu'on m'ait faîte depuis pas mal de temps celle-là ! Mon grand, si tu veux avoir un bâtiment sur lequel voguer vers d'autres horizons, il va falloir que tu le trouves tout seul et que tu l'achètes ! La Marine ne te filera pas un rond pour ça, elle vérifiera juste si il est digne de porter ses couleurs et te donnera une licence qui dira que tu appartiens officiellement à l’État, toi et ton bateau!


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Zuko Kasai
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MessageSujet: Re: Comment obtenir un bateau en deux leçons   Ven 9 Nov - 14:57

Zuko n'avait même pas entendu la fin de la phrase. Il était resté bloqué au verbe ''acheter'', voyant tous ses plans tomber à l'eau un par un. Pour lui c'était simple : il venait ici, il signait deux trois documents et hop ! Le voilà reparti avec un bâtiment prêt à appareiller avec lui à la barre ! Enfin, plutôt AU bar, puisque ne savait absolument pas naviguer. Mais maintenant, il voyait à la place de son magnifique bâtiment un vieux canot échoué sur la plage et pour tout équipage un manchot-unijambiste et bossu qui tenait une rame brisée avant la pale. Tout ce qu'il pouvait s'offrir pour le moment en somme.

Il ne resta que quelques instant de plus avec Josh Law qui eut la gentillesse de le ramener à la porte en continuant de marmonner ''gouvernement'' et ''fournir un bateau'' en ayant les épaules qui continuaient à tressauter sous les assauts du fou-rire qu'il refoulait toujours. Le tout fraîchement promu Commandant se retrouvait en mauvaise posture pour avoir un équipage et surtout, un navire ! Il se revoyait déjà devoir supplier Clive R. Jackson de le reprendre, devant lui verser tout son salaire comme compensation d'être parti et surtout, la honte qu'il aurait s'il avait à le faire... frissonnant rien qu'à cette idée, Zuko retraversa tout le quartier général de la Marine pour en sortir et aller au port là où ses parents arriveraient.

Sur la route son regard s'attarda quelques instant sur les passants avant qu'il ne se reperde dans ses pensées. Il ne savait ou trouver une somme suffisante pour acheter un bateau, et lorsqu'il l'aurait (si jamais il en voyait la couleur) il ne saurait même pas à qui s'adresser pour les dépenser. Il ne souhaitait pas qu'on lui vende un vieux rafiot aux airs de princes qui coulerait dès les premiers mètres effectué en mer (surtout qu'il ne savait pas nager et donc mourrait probablement le cas échéants ) le laissant encore plus pauvre mais humilié en plus de ça. Quand à l'équipage, ça serait dans la Marine qu'il recruterait bien évidemment, il n'avait pas envie de se retrouver avec la gorge tranchée et une mutinerie sur les bras en pleine mer, même s'il était peu probable que quelqu'un réussisse à lui couper la gorge ou même à effectuer avec succès une mutinerie contre lui.

Bien entendu il ne choisirait dans son équipage que des Marines prêts à en découdre, il lui fallait des gens motivé pour se battre à son service. Ou plutôt, au service de la justice ! Le mieux serait que des hommes ou des femmes ayant un passé composé de mauvaises expériences avec des forbans écumeurs des mers ou des révolutionnaires, comme ça il seront d'autant plus motivé à traquer et à exterminer la vermine qui salissait ces océans qu'il aimait tant. Les pirates... les révolutionnaires... tous dans le même bateau et c'est sur ce bateau que Zuko comptait mener l'abordage pour ensuite le faire sombrer vers le fond. Finalement, peu importe avec qui il devait s'allier pour ça du moment qu'il atteignait son but. Le monde se portera bien mieux sans les pirates.

Mais en était-il vraiment sûr ? Zuko s'arrêta de marcher brutalement, ce qui faillit le faire percuter une personne qui marchait derrière lui. Cependant il n'écouta pas les noms d'oiseaux que l'autre lui offrit en s'en allant et il ne releva pas non plus le geste fort peu séant qu'il lui adressa car il était perdu dans un souvenir bien trop vivace et bien trop dérangeant pour le laisser avec la conscience tranquille. Ce souvenir était celui d'un pirate rencontré à Baterilla, une île miteuse non gouvernementale de South Blue dirigée par une organisation de pillards un peu plus riches et puissants que la moyenne des pillards et qui s'étaient unis pour prendre la ville. Sans que ce soit vraiment son but au départ, Zuko avait aidé le pirate à tuer le chef de cette organisation, la rendant bien moins efficace et vouée à un prochain écroulement.

Ce n'était pas tant le fait qu'il ai aidé un pirate qui le dérangeait, bien que cela l'insupportait grandiosement, mais plutôt le discours qu'avait tenu ce pirate une fois son adversaire mort. Il disait se battre pour la justice, cette même justice que Zuko défendait, mais il disait le faire également contre la Marine qu'il avait accusé de corruption et de détourner les lois pour pouvoir agir sans état d'âme dans un but égoïste et personnel et non pour le plus grand bien comme il se devait.

Cela le tuait de l'avouer, mais cet homme était bien plus honorable que nombre de Marine qu'il connaissait, mais était-ce sa faute ? Il n'avait pour le moment pas le pouvoir de vraiment bouger les choses, mais lorsqu'il l'aurait, il ferait régner la justice sur ce monde et montrerait à ce pirate que ce qu'il faisait était ce qu'il fallait faire. Car ça l'était n'est-ce pas ? Il repensa à Clive R. Jackson, son ancien capitaine. Un exemple de débauche et de corruption. Il ne prenait même pas la peine de porter son uniforme et le seul rappel de son appartenance à la Marine était un pauvre stickers collé là ou personne ne le remarquait sur la coque du Snow Falling. C'était à cause de gens comme lui que la Marine était si mal perçue par le monde et pourtant personne ne pouvait l'accuser de mal faire son travail puisqu'il arrêtait bien des pirates (pour empocher leurs primes) et respectait les lois tout en les contournant habillement pour ne rien avoir à se reprocher. Il ressemblait bien plus à un pirate qu'à ce majordome.

Pourtant, Zuko respectait le capitaine Clive. À ses côtés il avait vécu des choses inédites qu'il n'aurait jamais pu vivre ailleurs et prit des contacts avec des gens peu recommandables qui pourraient sans doute lui servir plus tard, s'il souhaitait connaître la planque d'un malfrat par exemple. Et puis, Clive était malgré tout quelqu'un de confiance qui ne lui avait jamais causé de tort (normal puisqu'il ne lui avait jamais parlé d'argent) et... Non oubliez ça, Zuko n'avait absolument pas confiance en cette fripouille corrompue mais il le respectait et l'aimait bien malgré tout. Ça changeait des gens trop raides qu'il avait l'habitude de rencontrer.

Mais lui, Zuko Kasai, ne serait jamais comme lui et resterait un Marine honorable et honnête jusqu'au bout. D'ailleurs il le serait bien plus que ce pirate ayant choisit la voie de la facilité. Lui au moins tentait de tout résoudre sans rajouter encore plus de bordel qu'il n'y en avait auparavant, l'autre n'était qu'un anarchique aux airs de justiciers semant le chaos dans l'esprit des honnêtes Marines et des braves citoyens qu'il croisait, leur faisant perdre la notion de qui était gentil et qui était méchant. Mais heureusement que lui même ne l'avait perdu ! Car il ne l'avait pas perdu n'est-ce pas ?

Zuko secoua la tête et se remit à marcher. Penser à ce pirate le faisait se remettre en question et il détestait ça. Ne plus être sûr qu'il était du bon côté de la barre le rendait terriblement nerveux et anxieux, comme s'il faisait quelque chose de mal rien qu'en y pensant ou en ne changeant pas de camp. C'était mauvais pour lui ça. Comment voulait-il être prit au sérieux par un équipage si lui même n'était même pas sûr de ce qu'il voulait ? C'était un coup à finir en faux Marine : toujours du côté des gentils mais avec un pied (le mauvais) du côté des pirates ou des révolutionnaires. Il devait réussir à se convaincre lui même avant de pouvoir diriger qui que ce soit.

Pour se changer les idées, Zuko décida de trouver un nom à son futur bateau. Cherchant aux alentours, il commença à regarder les noms de bars qui défilaient sur la route menant au port. ''Le requin'' n'était pas mal, mais peut-être un peut trop agressif. ''L'albatros'' n'était pas mal aussi... mais il faudrait trouver sa version aquatique car cet oiseau était certes le prince des nuées, mais pas celui des océans. ''Le repère'' était absolument hors de question ainsi que ''La mouette échouée''. Qui prendrait au sérieux un bateau nommé ''La mouette échouée'' ? De plus, un capitaine bâtissait une légende avec son bateau, le nom de son bateau serait donc à jamais associé à son nom. Pendant quelques secondes, le jeune homme imagina son nom dans un livre d'histoire, relevant un citation imaginaire : ''Le fier Amiral de la Marine Zuko Kasai, aux commandes de son célèbre bâtiment La Mouette Échouée a donc arrêté plus de milles pirates et forbans...''. Les générations futures n'auraient plus aucun respect pour la Marine si son bateau portait un nom comme celui-ci et qu'il allait assez loin pour le rendre célèbre.

Décidant que de toute façon il ne souhaitait pas que son futur navire porte un nom de bar, Zuko décida de chercher ailleurs dans son environnement. Il venait d'arriver au port, ici il devrait bien trouver assez d'inspiration pour un bateau non ? S'asseyant sur une caisse qui attendait d'être chargée il ne savait où, Zuko patienta en imaginant plusieurs noms pour son futur bâtiment ainsi que de tout les attributs qu'il souhaiterait qu'il possède en attendant que le galion de ses parents n'apparaisse et jette l'ancre dans le port.


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Zuko Kasai
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MessageSujet: Re: Comment obtenir un bateau en deux leçons   Ven 9 Nov - 15:02

Il n'eut à attendre que dix minutes pour voir un navire aux couleurs de la Marine approcher. Pas n'importe quel navire de la Marine non, mais bien celui de ses parents, Zuko aurait pu le reconnaître même après un lavage de cerveau, de ça il en était sûr. Rien n'était comparable au sentiment qui le prenait lorsqu'il apercevait ses hautes voiles gonflées par le vent et sa figure de proue qui fendait les flots comme si elle en était la reine. S'il avait eut le moindre don pour le dessins, Zuko aurait été capable de le reproduire les yeux fermé tant il le connaissait bien. Chaque voile, chaque mat, chaque cordage et même chaque détails du bois qui formait le pont du navire. Tout !

Plus le navire s'approchait, et plus l'excitation de Zuko grandissait car il reconnaissait d'anciennes connaissances qui s'affairaient sur le pont ou dans les voiles. Il reconnaissait même la vigie, toujours en train de dormir, lui arrachant un petit rire, heureux de voir qu'il y avait bien des choses dans ce monde qui ne changeaient jamais. C'est avec une impatience grandissante que le jeune Marine attendait désormais que le bateau vienne s'amarrer à quai, répondant aux signes de mains des quelques membres d'équipages qui l'avaient reconnus et avaient prit la peine de s'interrompre pour lui adresser un signe enthousiaste.

Et enfin, les deux personnes qu'il souhaitait revoir par dessus tout apparurent sur le pont, sortant de la cabine et distribuant des ordres à leurs sous fifres avant de venir à la poupe, main dans la main et lui adresser un sourire plus large que leur visage ne le leur permettait. Puis une fois le bateau arrêté, Zuko se précipita devant la passerelle qui venait de se déployer pour permettre le passage à ses parents, les premier à descendre du navire pour venir à la rencontre de leur seule et unique progéniture, désormais un commandant de la Marine.

En les observant de plus près, Zuko s'aperçut qu'ils n'avaient pas changé ; son père, un homme de grande taille aux cheveux noirs coupés courts l'étreignit de toutes ses forces en arrivant à sa hauteur, sa joue mal rasée lui grattant la sienne pendant l'embrassade. Son père avait toujours eut une force monumentale, aussi Zuko cru que ses côtes allait céder lorsque sa mère tapota le bras épais de son mari pour prendre la relève. Sa mère était aussi fine que son père était musclé, mais tout aussi grande. Elle était brune également et souriait pratiquement tout le temps. Par contre elle se vexait très facilement, ce qui n'était pas le cas de son père et donc avait une tendance à dégainer son énorme pistolet a explosion pour n'importe qu'elle raison et faire ainsi sauter un petit bout de navire de temps en temps. D'ailleurs, un jour son père lui avait dit (hors de porté des oreilles hypersensibles de sa mère) « si on compte le nombre de dégât que les pirates ont fait au bateau et ceux produits par ta mère lors de ses crises de colère, je suis pas sûr que ce soit les pirates qui l'emporte... »

Mais heureusement pour eux (et pour le quai, et pour le port également) sa mère était simplement heureuse de revoir son fils unique vivant et en bonne santé qui réussissait jusque là bien sa vie. Après tout, être commandant à dix-neuf ans n'était une chose que l'on voyait tout les jours ! Elle l'étreignit également et déposa un baisé sur sa joue avant de l'écarter d'elle pour mieux l'observer, toujours avec un sourire qui faisait apparaître une fossette sur sa joue droite et Zuko lui rendit son regard. C'était amusant comme l'âge ne semblait pas avoir de prise sur ses parents. Sa mère avait toujours les cheveux d'une couleur unie et il se rappelait de chacune de ses rides à l'endroit où il les avait quitté. Elle ne semblait pas avoir perdu ou gagné de poids, ce qui était une bonne chose et si regard pétillait toujours autant de cette petite étincelle qui pourrait devenir un brasier si jamais quelqu'un la mettait en rogne.

Son père, lui était toujours aussi... imposant. Il était plus grand que la plupart des hommes qui l'entourait mais surtout il était bien plus épais : sa musculature était solide et très développée. Ses mains étaient assez larges pour lui tenir la tête dans une seule d'entre elle et la lui broyer sans effort, son style de combat préféré était d'ailleurs le corps à corps. Il s'énervait rarement, mais lorsqu'il le faisait et qu'il enfilait ses gants légèrement matelassé, il valait mieux ne pas se trouver sur son passage. Un jour Zuko l'avait vu attraper un taureau par les cornes pour le stopper en pleine course avant de l'assommer d'un seul coup de poing. Il était bien moins délicat que sa mère, mais il devait être sans cesse en mouvement s'il ne voulait pas tenter des expériences étranges qui parfois mettaient le navire en danger, un peu comme Zuko en fait. À part ça il avait le rire facile et se rapprochait des gens facilement. Son fils regrettait de ne pas avoir hérité de son charisme, il avait l'impression que ses hommes feraient tout pour lui et même sa femme colérique lui obéissait lorsque venait le temps de donner des ordres.

Puis enfin, sans mots dire elle le lâcha et tout l'équipage sembla-t-il à Zuko vint lui sauter dessus pour échanger de grandes claques dans le dos et autre souvenirs accompagnés d'éclats de rire tonitruant. Il reconnu presque tout les membres de l'équipage qui vinrent le saluer comme de vrais marins, faisant des commentaires sur son physique ou sur son tout nouvel uniforme de commandant. À un moment, l'un de ses anciens camarades de corvée réussit à l'atteindre dans cette marée de gros bras et vint le serrer également dans ses bras. Avant de lui donner un coup de poing dans l'épaule et de s'exclamer :

- Bon les gars, maintenant qu'on le tiens, qui doit se venger pour des cas de brûlures graves ?

La plupart des marins levèrent les mains et Zuko pu même apercevoir son père qui levait sa grosse paluche. Puis son ancien ami compta les voix et se tourna à nouveau vers lui :

- Et bien je suis au regret de vous annoncer que désormais c'est impossible puisqu'il est plus gradé que nous! annonça-t-il d'un ton joyeux. Tant pis les gars, fallait s'y prendre avant !

L'assemblée rigola un bon coup et l'un des gros bras répliqua :

- En tout cas le pont est bien moins propre depuis que le seul à passer la serpillière est le capitaine !

Son père fit craquer ses jointures d'un air menaçant, attirant l'attention sur lui.

- Qui a osé remettre en cause mes talents de nettoyage ? C'est encore toi Finn ? Tu sais que tu vas finir avec la balayette bien enfoncé dans ton...

- Ça suffit ! Je pense qu'il a comprit Reichi, inutile de finir ta phrase, le coupa sa mère.

Son père se tourna alors vers l'équipage, comme pour le prendre à témoin et se saisit de Zuko qu'il ramena à ses côté avant de déclarer d'un faux airs malheureux :

- Regardez moi camarades et fidèle équipage ! Je suis un capitaine Marine craint et respecté de toute la vermine pirate qui vogue sur les eaux de ce monde et voilà que ma femme, ma seconde m'empêche de jurer comme un vrai marin !

Voyant que les yeux de sa mère commençaient à lancer des éclairs, Zuko préféra ne pas participer à l'hilarité générale et remarque que les plus intelligents étaient déjà remontés à bord du navire pour se trouver une occupation qui les tiendrait éloignés de sa mère lorsqu'elle exploserait. Une explosion qui ne fut stopper que in extremis par son père qui s'empressa de corriger le tir :

- Mais elle reste néanmoins ma femme et la meilleure des canonnières que je connaisse, elle a donc tout à fait raison de me reprendre sur ce point ! Précisa-t-il.

Sa mère ce calma légèrement et les derniers qui étaient restés saluèrent une dernière fois Zuko avant d'aller vaquer à ses occupations, les laissant en famille. Zuko se tourna vers ses parents qui le regardaient tout deux avec des étoiles dans les yeux comme c'était pas permit. Une fois de plus Zuko se demanda comment son père faisait pour conserver une apparence mal rasée alors que sa barbe ne poussait jamais ni ne semblait être rasée et comment sa mère faisait pour passer d'un état d'énervement des plus destructeurs à un calme relatif et parfois joyeux en l'espace de quelques secondes seulement. Mais ça il leur demanderait un autre jour, pour le moment ils avaient un tas de chose à se raconter et un restaurant à aller honorer.

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Zuko Kasai
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MessageSujet: Re: Comment obtenir un bateau en deux leçons   Ven 9 Nov - 15:05

Ce fut son père qui les mena jusqu'au restaurant puisque c'est lui qui avait prit la réservation, connaissant l'endroit et le patron qui était un vieil ami. Le restaurant était un endroit assez luxueux où de la très bonne nourriture était servie, sur son enseigne, on reconnaissait la poupe d'un grand bâtiment qui s'éloignait vers un soleil couchant et en dessous, le nom de l'établissement était indiqué : ''Le Galion''.

Lorsqu'ils arrivèrent devant la porte, le patron en personne vint les accueillir et le mener à force de sourires et de grands gestes jusqu'à une table où il ôta le petit panonceau de bois où il était gravé ''réservé'' d'une écriture fine et déliée. Il claqua des doigts et trois hommes vinrent leur tirer les chaises pour les faire asseoir. À ce moment le patron s'excusa car il devait retourner en cuisine, mais il appela au préalable un serveur blond à la mine sérieuse pour qu'il reste avec eux et prenne leur commande lorsque le moment serait venu, répondant à leurs questions sur le menu et leur conseillant des accompagnements lorsqu'il le fallait.

Son père fut le plus long à choisir. Alors que lui même et sa mère avait choisit depuis bien longtemps (lui même souhaitant qu'on lui serve un ??? accompagné d'un steak saignant et d'un verre de vin rouge qui se mariait parfaitement avec) Reichi réfléchit pendant une bonne dizaine de minutes, posant des questions sur tout les plats présents sur la carte, demandant quel était le menu du jour, proposant de d'abord boire un apéritif et sollicitant de l'aide pour savoir quel vin était conseillé avec chaque préparation. Ce n'est que lorsqu'il croisa le regard remplis d'éclairs de sa mère que le capitaine du navire choisit de prendre le menu du jour avec un vin blanc de renom.

- C'est triste à dire, déclara-t-il lorsque le serveur fut partit transmettre les ordres en cuisine, que les meilleurs vins proviennent de l'endroit le plus crapuleux des Blues. Sa mère acquiesça et il reprit : Dis moi Zuk', tu es déjà allé sur l'île de Micqueot ?

Zuko se rappela alors son escapade sur l'île du grand révolutionnaire Kidd et hoche la tête. Il avait arrêté un de ses généraux lors d'une mission sous couverture avec l'aide d'une fille qui l'avait aidé en distrayant ses ennemis à coup de chaussures dans la tête. Peu conventionnel, mais efficace.

- Oui, c'est un repère de révolutionnaires dirigé par Kidd. J'ai démoli un de ses généraux il y a peu de temps, il faudrait que la Marine s'en occupe une bonne fois pour toute.

- Ça c'est bien dit fiston! Ta mère et moi avions entendus parlé de cette histoire, on est très fiers de toi tu sais ?

Sa mère confirma ses dires d'un signe de tête et d'un sourire et Zuko se sentit rougir. L'estime qui lui portaient ses parents était très précieuse pour lui car elle lui redonnait confiance par rapport à ses problèmes de consciences que lui avait insufflé un pirate de plus agaçant. Son père fit encore quelques commentaires élogieux à son sujet ponctués quelques fois des dires de sa mère, puis Zuko leur demanda ce qui leur était arrivé de leur côté. À ce moment, son père leva les yeux au ciel et commença à bougonner tandis que sa mère éclatait de rire. Il lui jeta un regard suppliant, comme s'il ne souhaitait pas qu'elle dise quelque chose, donc bien entendu Zuko insista, sa curiosité piquée à vif. Sa mère se pencha vers lui avec des airs de conspirations et lui raconta une petite anecdote sur son père :

- Et bien... on était en train de traquer un pirate qui s'était réfugié sur une île peu connue de West Blue qui commençait à être un peu trop réputé pour son propre bien lorsqu'on c'est rendu compte que le maudit forban avait profité du fait que nous soyons tous éparpillés dans les bois pour rejoindre son bateau et tenté de filer en douce. C'est un de nos marins qui s'en est rendu compte, sonnant l'alarme et nous rabattant tous sur la plage pour remonter dans le bateau. Comme tu t'en doute, ton père était hystérique, il donnait des ordres, agitait les bras et criait sur tout le monde. Puis à un moment il est monté à la poupe du navire et à tendu le poing pour crier quelque chose au bateau d'en face. Personne n'a comprit pourquoi, mais il est resté sur la poupe avec le bras en l'air pendant toute la durée qu'il a fallu pour rattraper le bateau adverse, puis pendant tout l'abordage, montrant ainsi qu'il n'avait peur ni des canons ni des fusils des ennemis. À la fin du combat, le pirate que nous recherchions jeté dans la cale et son bateau au fond des abysses, ton père n'avait toujours pas bougé. Donc je me suis approchée de lui pour féliciter son courage mais il m'a coupé en plein élan en me sortant : ''Psst ! Hélène, tu veux bien m'aider s'il te plaît ? Je me suis bloqué le dos en tendant le poing tout à l'heure et je ne peux plus bouger...''

Zuko éclata de rire, attirant les regards des gens qui déjeunaient autour d'eux et s'excusant d'un geste en dissimulant son éclat de rire derrière sa main. Il n'imaginait que trop bien son père, gigantesque mastodonte acclamé par ses troupes, fort comme un bœuf et puissant comme un tigre immobilisé par un blocage de dos. Sa mère partagea son hilarité tandis que son père restait boudeur dans son coin, marmonnant des ''rigole, rigole, mais on verra bien quand ça t'arrivera ! Un blocage de dos c'est très douloureux !'' ou des ''de toute façon l'équipage me respecte encore plus grâce à ça...''.

Leur plat furent servit et Zuko pu déguster le choix qu'il avait fait, cuisiné à la perfection selon lui. L'accompagnement avait été sélectionné avec soin, pour le plus grand bien de ses papilles gustatives et même ses parents cessèrent un moment de se chamailler pour manger. Puis, entre deux bouché sa mère lui demanda ce qui lui avait vécu durant ces quelques années passées sans les revoir.

Zuko leur raconta alors les rencontres qu'il avait faîte, les bonnes, les mauvaises, les pertes qu'il avait subit et qu'il avait vengé. Il leur parla de son ancien capitaine, Clive R. Jackson, un débauché qui ne pensait qu'à l'argent et dont ses parents avaient entendu parlé. Il leur parla également de l'homme invisible qu'il avait rencontré, de cette fille qui lançait des chaussures à la tête des gens, du dragon ! Le zoan légendaire ! Il s'attarda un moment sur le pirate dont il ne connaissait toujours pas le nom mais qui se prenait pour un justicier des mers. À ce point la de l'histoire, son père qui c'était calmé l'interrompit d'un grognement.

- Ceux là sont les pires, affirma-t-il. Ils pensent que ce qu'ils font est bien mais finalement il ne font que contourner les lois, ils prétendent rendre la justice mais au fond il laissent derrière eux plus de problèmes qu'ils n'en résolvent et en plus ils viennent critiquer la Marine juste après. Son père secoua la tête d'un air navré avant de poursuivre :ça te pose toujours un problème de conscience quand tu dois les arrêter... mais il faut le faire ! Car sinon c'est l'anarchie totale qui gagnera le monde !

Zuko était assez soulagé de voir que ses parents pensaient comme lui. Il leur raconta encore quelques petites anecdotes intéressantes puis les laissa raconté les prises qu'ils avaient fait durant ces deux dernières années et les bévues de leur équipage ou bien les bons moments passé avec les marins. Puis, lorsque vint l'heure du dessert et que Zuko fut occupé à dégusté le meilleur Tiramisu qu'il n'ai jamais mangé, il aborda la question qui lui trottait dans la tête en ce moment.

- Maman, Papa, dîtes moi... où est-ce que vous avez eut votre bateau ?

Un instant surpris, ses parents se reprirent et son mère lui répondit :

- Et bien nous l'avons acheté ! Au départ il n'était pas très performant, mais au fil des années on a rajouté quelques petites améliorations pour qu'il devienne le navire qu'il est aujourd'hui pourquoi ?

- Eh bien, commença Zuko avec l'air légèrement désespéré, j'aimerais me construire mon propre équipage, mais je ne sais pas où trouver le bateau ni où trouver les membres de l'équipage ! J'ai essayé d'obtenir des informations auprès d'un de mes amis mais il m'a juste dit que si je voulais un bateau il allait falloir que je le trouve moi même...

- Et il a tout à fait raison ! Lança son père dans un hochement de tête. Je suis désolé fils, mais nous ne pouvons pas t'aider pour ça. Pour qu'un navire soit vraiment le tien il faut que tu l'obtienne par tes propres moyens, sinon tu ne créeras pas le lien nécessaire pour pouvoir tout à fait t'accorder avec. Et un capitaine non accordé avec son navire c'est comme un novice qui tente de dompter un étalon : ça se fait plus de mal que de bien désolé mon garçon... Mais pour te filer un tuyau je te dirais de te balader sur le port, y a toujours quelqu'un qui cherche à vendre son bateau près des ports.

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Zuko Kasai
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MessageSujet: Re: Comment obtenir un bateau en deux leçons   Ven 9 Nov - 15:06

A la fin du repas, Zuko raccompagna ses parents à leur navire où ils continuèrent de discuter encore quelques heures avec l'équipage avant de devoir repartir. Au moment de faire ses adieux, son père disparu dans sa cabine et en ressortit quelques instants plus tard avec une longue-vue rétractable de cuivre dans les mains. Il l'a lui tendis et Zuko la prit cérémonieusement entre ses mains, la faisant tourner entre ses doigts et l’examinant avec grand intérêt.

- C'était la mienne avant, c'est mon père qui me l'avait offert lorsque j'ai commencé à chercher mon premier navire, car tu apprendras qu'une longue vue sert énormément lorsque tu es le capitaine et que tu dois vérifier les indications de ta vigie, ou faire le boulot à sa place, pas vrai Ed !

Pour toute réponse la vigie fit un petit signe de main depuis le haut du mat, pas vraiment intéressé par ce qui se passa en bas. Son père le regarda en haussant les sourcils, signifiant très clairement ''tu vois je te l'avais dit !''. Puis les adieux furent fait et Zuko observa ses parents s'éloigner dans le plus beau navire qu'il n'ai jamais vu une fois de plus, sans lui. Regarder le navire où il avait passé toute son enfance lui procurait un pincement au cœur, mais il ne pouvait s'empêcher de se repaître de sa vue, continuant de l'observer à travers la longue-vue lorsque ce ne fut plus possible de le faire à l’œil nu.

Puis, quelques minutes après il rangea la longue-vue et s'éloigna du quai. Il n'était pas plus avancé que tout à l'heure quant à comment trouver un bateau ou comment le payer... Mais maintenant il avait une longue-vue ! La longue-vue en elle même était assez basique : elle était en étain et en bois avec trois glissoires, mais la lentille était d'assez bonne qualité pour lui fournir une image nette et bien définie avec une bonne profondeur de champ. Il n'y avait pratiquement pas d’altération de couleur et la visibilité était excellente. Son grand père avait vraiment fait un choix de luxe en achetant cet objet à son père et Zuko se promit immédiatement de ne jamais l’abîmer.

Il rangea sa nouvelle propriété dans sa poche et commença à parcourir le quai, à la recherche de quelqu'un qui avait une tête à vendre des bateaux. Tout d'abord il pensa que ça serait une simple marin posté devant un bateau avec un petit panneau ''à vendre'' Mais il se trompait. Oh il y en avait bien quelques uns de ce type, mais eux n'était en quelque sorte que des amateurs qui vendait des produits de basse qualité, exactement le genre de choses que Zuko souhaitait éviter.

Non, le vrai vendeur de navire était une homme riche, costard cravate, bien propre sur lui avec les cheveux plaqués sur un côté de sa tête grâce à une sorte de gel et qui avait l'air terriblement occupé à parler avec un deuxième type un peu moins propre sur lui et qui gérait en même temps deux autres personnes. Derrière lui se trouvaient beaucoup de bateaux qui semblaient inoccupés et tout neuf, on voyait bien qu'ils n'avaient prit la mer que pour être remorqués jusqu'ici. Intéressé Zuko se rapprocha de l'homme qui vendait les bateau et avait fini d'embêter l'autre type déjà en affaire avec des clients.

- Excusez moi, est-ce vous le propriétaire de tout ces bâtiments ? Demanda le jeune homme.

L'autre ne daigna au départ pas lui accorder la moindre attention, sûrement à cause de son jeune âge, mais lorsqu'il vit son uniforme de commandant Marine il cessa tout à coup de ne pas le voir et lui adressa un sourire très... vendeur.

- Oui bien entendu cher Monsieur...

- Kasai. Zuko Kasai.

- M. Kasai ! Approchez je vous prie, on ne fait pas mieux en matière de navire, ils ont été directement importés de la fabrique de Galey-la Company, j'imagine que vous connaissez n'est-ce pas ? En tout cas...

Un peu étourdit, Zuko ne pu que hocher la tête devant tout ce que lui disait le vendeur, assommé par le flot d'informations qui lui étaient délivrées par paquets. Il lui présenta plusieurs modèle, le fit monter sur les navires qu'il souhaitait en lui énonçant toutes les qualités de chaque navire, leurs puissances de feu et leur poids qui leur permettait une meilleur résistance, leur ligne d'eau et leur capacité de transport. À un moment, Zuko fut placé à la barre, puis aux commandes d'un gros navire de guerre (à peu près tout ce qu'il y avait en stock ici) se sentant enfin comme un capitaine. Le vendeur le remarqua et tenta un :

- M. Kasai aurait-il fait son choix ?

À regret Zuko lâcha ce qu'il tenait, il connaissait ce genre de bateau, ses parents en avaient un semblable mais il était fait pour chasser du gros calibre, mais lui sont but était bien de rattraper les bateaux pour pouvoir les mettre à porté de ses pouvoirs et ensuite leur trouer la coque. Il répondit à contrecœur :

- Non, j'ai besoin d'un navire assez rapide pour rattraper des bateau léger comme ceux des pirates. Celui-ci est trop lourd pour ce que je veux en faire.

Le vendeur ne perdit pas confiance et l'emmena voir d'autres modèles qu'il avait en stock mais aucun d'entre eux ne convenait à Zuko. Il n'y avait que des gros bâtiments de guerre ici pour participer à des batailles navales de grandes envergures ou pour transporter et protéger une marchandise. Donc pas ce qu'il souhaitait. Le Vendeur lui proposa alors gentiment daller se faire voir une fois qu'ils ai eut fait le tour de tous ce qu'il proposait sans rien trouver au goût de Zuko. Tout ces navires étaient cependant d'excellente qualité et le Marine appréciait et respectait le travail qui avait été fait. Cependant il ne pouvait pas se permettre de débourser un somme colossale (qu'il n'avait pas de toute façon) pour un navire qui ne correspondait pas à ses standard.

Pour noyer son déplaisir, Zuko décida de rejoindre la taverne la plus proche pour s'y défouler un bon coup, il y croiserait bien quelqu'un qui souhaitait se battre autant que lui. Il lui laisserait même le frapper s'il réussissait à se contrôler suffisamment. Cependant, aujourd'hui ne devait pas être son jour car pour une fois personne n'était d'humeur à se fritter avec un marin dans le bar où une ambiance bonne enfant régnait de façon vraiment désagréable aux yeux de Zuko qui finit seul le nez dans son verre à bougonner qu'on ne pouvait décidément plus compter sur rien ni personne dans ce bas monde.

Puis, se résignant à devoir passer une soirée sympathique avec des gens sympathiques, Zuko rejoignit un groupe d'hommes qui jouaient aux cartes et à qui il manquait un joueur pour faire des équipes de deux. Trouvant que l'opportunité était parfaite pour se remplir un peu les poches avec de l'argent qu'il dépenserait pour son futur bateau, Zuko tricha sans vergogne et parfois sans grande discrétion. Son ancien capitaine aurait sans doute été indigné que le noble art de la triche soit ainsi bafoué par tant de maladresse ou plutôt de mauvaise volonté. Cependant, à aucun moment il ne se fit prendre même si l'un des marins, un vieil infirme le regardait avec un peu trop d'insistance. Il espérait que c'était juste à cause du jeu... Lorsqu'il eut fini de vider les poches des autres joueurs et eut serré la main enthousiaste de son partenaire, Zuko se leva, récupéra sa veste accrochée à sa chaise et se dirigea vers la sortie. Cependant, une canne l'empêcha de passer le pas de la porte, et à son bout, le marin infirme qui l'avait dévisagé l'observait sans mot dire.
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MessageSujet: Re: Comment obtenir un bateau en deux leçons   Ven 9 Nov - 15:10

- Dis donc, petit malin, tu crois que je t'ai pas vu tout à l'heure pendant le jeu ?

Zuko le dévisagea sans comprendre. S'il l'avait grillé, pourquoi ne pas l'avoir dit pendant la partie? Il aurait ainsi récupérer son or et en plus Zuko aurait pu avoir une bagarre digne de se nom. Se battre pour de l'argent avec un infirme ne l'intéressait pas. Il mit donc la main dans une de ses poches et en retira la mise de départ du jeu pour la fourrer dans la poche de l'infirme qui lui n'avait pas les mains libres vu qu'elles étaient toutes les deux prises par une canne et une béquille.

- Voilà tout ce que je te rembourserais, j'ai besoin du reste pour me trouver un bateau, répondit-il. Si tu veux te plaindre et les faire rappliquer vas-y je t'en prie, je serais ravi de me défouler un bon coup en étalant quelques gars.

À sa grande surprise, l'homme en face de lui sourit, dévoilant quelques dents noires et autre chicots pourris. Il abaissa lentement sa cane mais lui fit signe de le rejoindre à sa table, ce que Zuko fit sans savoir vraiment pourquoi il s'embêtait avec tout ça.

- Tu m'as l'air d'être un belliqueux, grand. Et moi je suis plus qu'un pauvre papi sans rien en poche et en possession de quelque chose qui apparemment t’intéresserai.

Zuko reporta alors toute son attention sur lui, l'examinant particulièrement. L'homme était assez vieux, des cheveux gris et sales dépassait depuis le bandage qui lui entourait une bonne partie du visage et lui masquait un œil. Il était vêtu d'habits rapiécés et sur ses bras il pouvait apercevoir des traces de brûlures et des cicatrices assez impressionnantes. Autrefois sa musculature avait du être assez impressionnante, mais désormais sa peau retombait autour de ses membres comme si elle eut été trop grande pour ce qu'il y avait en dessous et ses mains tremblaient comme si elles ne pouvaient s'en empêcher. Il était particulièrement ridé, mais l’œil qui lui restait était vif et bien éveillé, de quoi filer la chaire de poule, de plus il lui manquait une jambe et l'autre était tordue dans un angle bien peu pratique pour marcher.

- Je vous écoute, dit Zuko une fois installé en face de lui, toute son attention porté sur l'homme en face de lui.

- Comme tu peux le voir, ma condition physique m'empêche de reprendre la mer en temps que chasseur de prime, malheureusement c'était là mon seul gagne peine puisque j'étais également le capitaine et propriétaire du navire sur lequel je chassait du pirate. Maintenant, les seules choses que je sache encore faire son boire et jouer aux cartes, tu imagines donc mon embarras, pas vrai fiston ?

Zuko écouta toujours aussi attentivement. C'est vrai qu'avec une jambe en moins et des mains qui tremblaient autant, tenir un fusil devait relever de l'exploit, sans parler de l'équilibre et de la précision nécessaire pour tirer sur un navire adverse en mouvement tandis que le sien était également en train de tanguer au gré des vagues. Il se doutait que le vieil homme avait dû tomber sur un pirate de plus fort que lui qui l'avait mit dans cet état déplorable. Il hocha la tête et son vis à vis poursuivit :

- Bien. Je joue bien aux cartes, je dirais même merveilleusement bien car je sais observer. On m'appelait l’œil de Faucon autrefois, mais ça ne suffira pas pour gagner à tout les coup. C'est grâce à cette excellente vision que j'ai pu voir que tu trichais et qu'en plus tu ne prenais même pas la peine de le dissimuler. Seulement... même si tu trichais de façon aussi peu discrète, personne ne t'as vu, donc j'imagine qu'en faisant attention, même moi je n'aurais pu déceler la ruse. Ça aurait été dommage n'est-ce pas ?

Il partit alors d'un éclat de rire grinçant pendant lequel il s'étouffa à moitié et fini par cracher dans l'un des bols prévu à cet effet posé à ses pieds.

- Alors voilà ce que je te propose. Je n'ai toujours pas vendu ma frégate car personne ne veut faire affaire avec un homme comme moi, ils pensent tous que vu mon état, elle doit être aussi pourrie que moi, comme si j'étais relié au navire physiquement ! Maugréa-t-il. Or toi, tu cherches un navire et moi, je cherche un moyen de gagner mon pain pour le restant de mes jours. Je te cède ma frégate, le Prophecy, une des plus rapide qui existe avec laquelle j'ai rattrapé nombres de pirate à bord de bâtiment aussi rapide que des sloops et en échange, tu m'apprends toutes les méthodes de triche que tu connais pour jouer aux cartes.

Zuko n'en croyait pas ses oreilles. Est-ce que cet homme était en train de lui offrir une frégate ? Il n'était pas en train de rêver ? Et tout ça pour apprendre à tricher comme un dieu aux jeux d'argent ? Le jeune Marine faillit se mettre à genoux pour faire un prière et rendre grâce à la cupidité du capitaine Clive mais il se retint. Et si effectivement le navire était en aussi mauvais état que ne l'était son propriétaire actuel ? Méfiant, Zuko déclara :

- Ce marché m'a l'air plus que profitable pour moi, un peu trop même. J'aimerais voir à quoi ressemble le Propehcy avant de conclure quoi que ce soit.

Dans les yeux du bonhomme en face de lui, une lueur s'alluma, cette même lueur que lorsqu'on vient de faire un coup de génie dans un jeu de carte. Cette lueur disait ''j'ai gagné''. Sans attendre, le vieil homme se leva, donna un pourboire avec l'argent que Zuko venait de lui rendre et sortit en trombe du bar. Il le mena à travers le port, passant devant plusieurs navire amarrés dans les environs à travers la nuit déjà tombée. Il avait donc joués aux cartes toute l'après midi ? Quoi que le déjeuné avait prit pas mal de temps sur son planning. Devant chaque frégate qu'ils dépassaient, Zuko ne cessait de se demander ''c'est celle-là ?'' sans jamais formuler la question à voix haute.

Il s'attendait à ce que le bateau soit amarré au port, aussi fut-il surprit lorsque le vieil homme le conduisit en dehors de l'endroit, sur une plage mal éclairée et très propice à une embuscade. Zuko commençait à croire à un piège lorsqu'il aperçu le navire un peu plus loin, cale sèche sur le sable et commençant à s'y enfoncer légèrement.

- Désolé pour la balade peu agréable, mais j'ai du le mettre ici lorsque j'ai plus eu assez de sous pour payer la taxe du port. Ça coûte un bras c'te connerie. Au moins ici personne ne vient me faire chier avec.

Mais Zuko l'entendait à peine. Devant lui se trouvait la plus formidable frégate qu'il ai jamais vu, légère, rapide, avec une ligne de flottement assez haute pour lui permettre de ne pas rester coincé sur les hauts fonds et deux rangées de canons. Les mats ne semblaient pas abîmés et si le pont semblait avoir besoin d'être un peu briqué et la coque grattée puis protégée à nouveau, il semblait en très bon état, l'ancre n'était pas rouillé, le gouvernail pas saboté, la coque non percée et les voiles non déchirées. Et ce bateau pouvait être à lui... Sans attendre, il donna au vieil homme tous les trucs et astuces qu'il connaissait pour pouvoir remporter une partie de jeu d'argent facilement et en échange celui-ci lui donna le titre de propriété de son navire.

Zuko traversa alors toute la ville en courant pour rejoindre la base de la Marine et se présenta devant Josh, essoufflé mais avec les documents de propriété du navire à son nom dans les mains. Son camarade le regarda avec les yeux ronds et la bouche grande ouverte avant de le faire asseoir en face de lui et d'observer minutieusement le titre de propriété. Puis, il leva les yeux vers Zuko et lui dit d'un air très sérieux :

- Tout m'a l'air en ordre. Tu as vraiment un ami très généreux Capitaine Zuko Kasai !

Zuko faillit bondir de joie et lui sauter au cou mais il se retint de justesse. Pendant ce temps Josh faisait les manipulations nécessaires qui lui permettrait de mettre le bateau sous l'autorité de la Marine et de lui permettre de porter ses couleurs. Au moment où il allait signer, il leva les yeux et fixa Zuko en fronçant les sourcils.

- Ce n'est pas toi qui lui a donné ce nom n'est-ce pas Zuko ? L'intéressé secoua la tête, le cœur battant. J'imagine que tu souhaites le changer également. Alors, comment s'appelle cette frégate bonhomme ?

Zuko se figea, il n'avait toujours pas trouvé de nom pour son navire. Il se mit à réfléchir à toute vitesse lorsqu'il repensa aux deux choses que cette frégate représenterait pour lui.

- Il s’appellera... Le Blue Justice, annonça-t-il, soudainement très sûr de son choix.

Josh hocha la tête avec solennité et modifia le nom avant de signer et de lui rendre son document. Il était capitaine d'un navire désormais, et une fois qu'il serait arrangé par ses soins, il deviendrait la terreur de ces océans!

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Comment obtenir un bateau en deux leçons

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