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 A song of blade and fire [PV : Zuko]

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MessageSujet: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Mar 16 Oct - 19:17

Les gouttes de pluie s’abattaient abondamment sur la carcasse inanimée de Kyosuke, s’insinuant dans ses vêtements à tel point qu’ils lui collaient à la peau. L’orage grondant au-dessus de sa tête tonnait jusqu’à se répandre au loin, déchaînant un vent à couper le souffle et entraînant avec lui des vagues gigantesques qui venaient lamentablement échouer sur l’épave humide d’une barque totalement ravagée. La joue collée au sable gorgé d’eau, le jeune homme avait les yeux clos et la douleur de son corps aurait pu lui tirer une grimace de déplaisir si seulement il avait eu la force de bouger ses lèvres. Pendant un instant, on aurait pu penser qu’il était mort, la vie happée par une tempête dont il n’était que la pauvre victime. Mais au bout de quelques minutes, il sembla que ses doigts se mirent à bouger et lentement, il se réveilla.

Voilà bien deux jours entiers qu’il était bloqué au milieu des flots, piégé dans un enfer maritime qui l’avait maintenu éveillé pendant plus d’une trentaine d’heures et l’avait éprouvé physiquement. Manœuvrant comme il le pouvait, il avait vu ses affaires et une partie de son mât sombrer dans les abysses de l’océan, emportés par des vagues monstrueuses et imposantes qui avaient quasiment englouti son minuscule navire. Jamais il n’aurait pensé que son périple pour se rendre à la demeure des Gallagher le mènerait dans un traquenard aussi vicieux ! Il avait une sainte horreur de naviguer et s’en serait volontiers passé mais le monde nécessitait de voguer sur les flots… Si seulement il avait eu un plus grand bateau !

C’était à cause de cela qu’il avait lamentablement échoué sur cette plage, dans un endroit qui lui semblait inconnu ou tout du moins qui ne lui rappelait pas grand-chose. Il est vrai qu’il était difficile de reconnaitre quoi que ce soit avec cette averse qui empêchait d’y voir à plus de deux mètres, et sa vue était trouble à cause de la douleur et du coup sur la tête qu’il avait dû prendre quand le mât avait violemment percuté son crâne. D’ailleurs, il pouvait sentir le sang dégouliner le long de sa joue et se mêler à la pluie, donnant un goût dégueulasse sans sa bouche. Se relevant difficilement, Kyosuke chercha à tâtons devant lui, voulant désespérément retrouver le fourreau de son épée. Cette dernière gisait sous une planche en bois et semblait avoir survécu à la tempête, l’acier de la lame n’ayant subi aucun dommage. Lentement, l’ancien majordome se traîna un peu plus loin de la plage, empruntant un chantier en silence : ce dernier semblait fait par l’homme, prouvant que l’endroit était habité. C’était déjà ça de gagné… Ou pas !

A mesure qu’il avançait, des masses taillées dans la pierre semblaient se distinguer parmi le chaos ambiant et bientôt, une ville entière se dessina sous les yeux ébahis de Kyosuke… Une ville qu’il connaissait que trop bien vu qu’il était né dans cette dernière. Il était sur l’île de Baterilla, dans l’une des villes où l’alcool et la luxure étaient les maîtres mots pour profiter pleinement de la vie ici. Endroit réputé pour ses femmes et ses boissons, c’était l’île natale du jeune Hatsuo et il avait parcouru tellement souvent cet endroit qu’il avait reconnu les rues dès le premier coup d’œil. Pendant un long moment, il marcha sous la pluie en silence, se revoyant trainer dans les rues et mendier comme le pauvre orphelin des rues qu’il était. Impassible, il se dirigea vers l’un des bars les plus malfamés qui soit et où il était certain de pouvoir se reposer… Et emprunter un peu d’argent sans avoir envie de le rendre.

Lorsqu’il pénétra dans l’établissement, tout le monde se tourna vers lui, le tonnerre grondant dans son dos alors qu’il se tenait devant les portes, stoïque. Il n’était pas revenu ici depuis plus de quatorze longues années et il pouvait dire que l’endroit n’avait pas changé, il puait toujours autant et la crasse du sol arrivait presque à cacher le parquet tâché d’alcool. Silencieusement, il s’approcha du comptoir et s’assit sur un tabouret, commandant un verre de lait et regardant autour de lui les visages patibulaires qui le fixaient intensément. Dans son dos, un homme bedonnant s’approcha de lui et posa une main sur son épaule, lui souriant sadiquement :

- Eh mon pote ! T’es à ma place tu sais… Je veux bien te la laisser, mais va falloir me payer pour que j’accepte !

- C’est marrant… J’avais plutôt en tête que ce soit l’inverse !

Le ton sec de Kyosuke fit tiquer l’inconnu qui grommela, levant sa main dans les airs pour l’abattre sur le jeune homme. Profitant de l’attaque, le bretteur saisit le bras de son assaillant et le fit passer par-dessus le comptoir, se servant de son élan pour le fracasser sur le bois. Malgré le poids de son adversaire, il le souleva avec assez d’aisance, brisant sa colonne avec violence sur le bar alors que de sa main de libre il lui subtilisait la bourse à sa ceinture. Un haut le cœur s’éleva dans la salle et nombreux furent les clients à se lever, arme au poing. Regardant le visiteur dans les yeux, l’inconnu semblait estomaqué et reconnut dans le regard de son ennemi une lueur qu’il avait déjà vue auparavant… Une lueur d’un orphelin qu’il avait maltraité des années plus tôt…

- Toi…

Kyosuke lui jeta un regard froid et lança quelques pièces au propriétaire de l’établissement :

- Tenez, c’est le gros sac qui paye aujourd’hui…

Se retournant, le jeune homme vit enfin les gens qui semblaient vouloir en découdre. Lâchant un bref soupir, Kyosuke dégaina son sabre et jaugea ses futurs adversaires du regard. Apparemment, il n’allait pas être tranquille.
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Zuko Kasai
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MessageSujet: Re: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Mer 17 Oct - 13:44

De la pluie, de la pluie et encore de la pluie... Cette maudite île semblait attirer à elle tous les nuages chargés d'eau, de grêle ou d'éclairs à des kilomètres à la ronde pour les déverser ici même, sur la tête des insulaires et des voyageurs de passage tel que Zuko. Le Marine était en train de croupir dans un bar absolument immonde, mais le seul qu'il pouvait actuellement se payer. L'endroit puait l'alcool et la luxure et était très mal entretenu, la crasse se battant avec la poussière qui semblait finalement vouloir former une alliance étrange avec et ainsi donner un troisième élément encore plus dégoûtant : de la crasse poussiéreuse. Zuko était absolument certain que personne n'avait jamais passé le balais dans le coin et que de toute façon tout le monde s'en fichait. Détail plus ou moins amusant : les clients étaient tous accordés au lieu : crasseux, puant l'alcool et pour la plupart, la luxure. Un endroit charmant, vraiment.

Alors pourquoi restait-il dans cet établissement où on le regardait de travers juste à cause de son uniforme ? Tout simplement parce que l'orage qui sévissait dehors le gardait bloqué ici, il ne pouvait pas sortir et s'exposer à la pluie torrentielle qui se déversait sur l'île, car il détestait l'eau et n'avait absolument pas envie de devoir faire sécher son seul uniforme encore entier et en à peu près bon état, tout les autres étant à moitié calcinés ou bien troués de partout. Pourquoi les pirates s'acharnaient-ils à vouloir continué de le cribler de balles une fois qu'ils avaient vu que la première ne lui faisait rien? Et il ne parlait même pas des épéistes, ils étaient d'un borné... ce sont d'ailleurs eux qui font le plus de dégâts sur ses uniformes, même si les coupures sont plus faciles à recoudre que les troues causés par les balles ou projectiles en tout genre.

Avec un soupir il regarda le fond de son verre, son capitaine adorait les endroits malfamés comme ça car il pouvait alors se livrer à sa passion la plus illégale et indigne d'un Marine : le jeu, et lui était obligé de rester ici pour boire verre sur verre, l'alcool ne lui faisant pas vraiment de tort puisqu'il était immédiatement consumé par le feu qui brûlait en lui, mais au moins avait-il comme avantage de le revigorer et de le rendre plus en forme. Malheureusement cet alcool ne lui ferait sans doute pas oublier la sale journée qu'il venait de passer. Le capitaine avait voulu le faire faire nettoyer la coque du bateau, donc à quelques centimètres de l'eau profonde où celui-ci était amarré, et attaché seulement par quelques cordes attachée au mats par l'un des matelot qui l'accompagnait. Autant dire qu'il n'avait pas vraiment confiance. Il avait donc récuré toute la coque, bataillant avec certains coquillages particulièrement tenaces qui refusaient de se décrocher et quelques traces d'il ne savait pas trop quoi collé au navire.

Puis après avoir réussit cet exploit sans trop se mouiller, il avait été préposer au listage de toutes les provisions qu'ils emporteraient pour leur voyage jusqu'à la prochaine destination. Après tout il était cuisinier, c'était à lui de voir ce qu'il voulait faire à manger pour le reste du voyage non? Il avait donc dû rechercher des produits à peu près frais, ce qui n'était pas du luxe dans cette ville, payer un adolescent pour qu'il l'aide à tout transporter puis étiqueter, compter et organiser toutes les caisses de nourritures en faisant en sorte de les répartir dans la soute de façon équilibrée pour que le bateau ne tangue pas. Un pur bonheur! Il aurait pu rester tranquillement à ne rien faire du reste de son après midi sauf qu'il avait besoin de fil pour repriser ses uniformes, donc il était retourné en ville pour finir ses commissions.

Cependant, alors qu'il cherchait un endroit où le fil avait l'air d'à peu près bonne qualité, il avait été surprit par la pluie qu'il ne souhaitait absolument pas affronter, puis par les marchands qui refusaient de le laisser entrer dans leur magasin s'il ne consommait pas. Donc il avait échu dans se bar malfamé et crasseux, fréquenté par des gens malfamés et crasseux. Au moins il était-il à peu près sec à présent puisqu'il s'était trouvé une place près du feu. C'est à ce moment là que son envie compulsive de s'activer s'était manifestée et il devait se retenir de ne pas aller assurer le service à la place du barman, de commencer à ranger et nettoyer tout ce qui passait à sa portée ou juste de provoquer une grosse bagarre qui lui calmerait sûrement les nerfs. Il devait bien y avoir quelques ennemis intéressants à se faire dans ce bar!

Soudain, un homme à la dégaine de chien mouillé entra dans le bar, l'air impassible et alla s'asseoir sur un tabouret du bar, passant sa commande à voix basse. Il s'en désintéressa rapidement jusqu'à ce qu'un gros lard vienne lui parler d'un ton apparemment mesquin et se fit balancer sur le comptoir par cet inconnu silencieux qui paya avec l'argent qu'il venait de lui subtiliser. La plupart des clients du bar s'étaient alors levé, arme au poing et prêt à tailler l'inconnu en morceaux. Les autres s’éclipsaient discrètement de la salle.

Le bon sens aurait voulu que Zuko fasse de même, mais c'était exactement l'occasion qu'il attendait pour se défouler et de toute façon il pleuvait toujours à l'extérieur. Aussi il se leva, fier de son uniforme et bouscula et poussa les clients qui lui barraient la route pour rejoindre le nouveau venu et se placer entre lui et eux, prêt à en découdre. La tension qui régnait dans cette salle le réjouissait car elle annonçait qu'il y aurait de la casse, et pas qu'un peu! Ses poings le dérangeaient affreusement désormais, et il sentait comme des étincelles sortir du bout de ses doigts dans l'anticipation du combat. Tout le monde en prendrait pour son grade aujourd'hui.

-Vous êtes vraiment sûr que vous voulez jouer à ça ?

L'inconnu ne souhaitait pas être aidé, et surtout pas par lui! Ça se voyait dans son regard et dans son expression lorsqu'il avait reconnu l'uniforme. Encore un malfrat, ou pire, un pirate ! Mais pour le moment, c'était aussi son argument pour une bonne bagarre, aussi allait-il mettre sa haine de côté un instant pour profiter de l'instant et cramer un peu la crasse sur la population de ce bar repoussant.

-Tch... Pourquoi tu me regardes comme ça ? Sans moi t'es un homme mort. De toute façon je suis sûr que t'es même pas assez doué pour mettre un seul de ces bons à rien au tapis, même avec ton sabre, le provoqua-t-il.

Les clients qui n'avaient bien entendu pas du tout aimé d'être traité de bons à rien s'avancèrent vers lui avec les armes levés, lui arrachant un ricanement. Il n'était pas aussi désarmé qu'il en avait l'air. Pour le leur montrer, il enleva le haut de son uniforme pour ne pas l’abîmer et fit courir des flammes sur les muscles de ses bras avant de leur lancer :

-Je vous attend mes petits !

Puis il fonça dans le tas.
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MessageSujet: Re: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Jeu 18 Oct - 20:10

La tension était presque palpable, l’ambiance malsaine rendant l’air encore plus irrespirable que l’odeur de la transpiration des nombreux clients du bar qui semblaient prêts à en découdre. Les plus sages et les plus intelligents d’entre eux surent rapidement trouver la sortie de cette taverne mal famée, sentant que les assiettes et autres ustensiles allaient voler quelques minutes plus tard. Le regard vif et le visage impassible, l’instigateur de cette petite joute toisait ses innombrables adversaires du coin de l’œil, silencieux. Il reconnaissait parmi eux certains des tyrans qui avaient fait du début de son enfance un calvaire sans nom. Ils seraient les premiers à périr aujourd’hui, c’était obligé !

Tout le monde avait envie de se battre, cela se voyait dans leurs yeux et aussi parce que tous avaient déjà sortis leurs armes pour en découdre. La soif de sang de certains ne faisait aucun doute et il était sûr que ces endroits mal famés abritaient des pirates et autres fous sanguinaires. Il détestait ce genre de personnages, qui ne vivaient que pour la barbarie pure et dont le seul but était d’amasser richesses et femmes grâce à ce don pour la violence qu’ils avaient reçu d’un dieu apparemment sadique et cruel. D’une certaine manière, il détestait réellement les pirates ou du moins les pirates de ce genre (qui représentaient 80% de ceux qui naviguaient sur les mers). Beaucoup voyaient d’ailleurs Kyosuke comme un pirate solitaire et même s’il ne se considérait pas comme tel, il devait bien avouer qu’il partageait avec eux ce besoin de navigation, ce sentiment de sans cesse chercher le renouveau et cette terrible envie de défier la loi. Au fond, peut-être était-il une forme rare de pirate.

Alors que le combat allait s’engager, un homme sembla sortir de la foule pour rejoindre le bretteur. Portant l’uniforme de la marine et avançant lentement, il était étrange de voir un homme avoir cette attitude au vue de la situation. Le regard de Kyosuke se posa sur lui, sans porter un réel intérêt au jeune homme qu’il voyait plus comme une gêne que comme un éventuel allié. Le ton que ce dernier utilisa énerva passablement l’ancien majordome qui lâcha un simple « Tss » méprisant. Que faisait la marine dans un coin aussi pouilleux ? Il s’en fichait mais cela prouvait encore que ces derniers n’étaient que des déchets qui pensaient pouvoir faire la loi alors qu’ils ne valaient pas mieux que les gens qu’ils pourchassaient. L’idée comme quoi ces soi-disant policiers des mers n’étaient que des pantins inutiles et idiots s’accentua lorsque le jeune homme osa insulter les talents de combattant de Kyosuke :

- De tous les crétins qui trainent dans ce bouge, il faut vraiment que je me coltine le plus débile comme handicap dans un combat… Enfin… Je suis certain que j’écraserais plus de ces porcs avec le fourreau de mon épée que toi si on te donnait un canon et qu’on les ligotait pour que t’aies le temps de viser !

L’homme enleva son manteau et des flammes se mirent à parcourir son corps, faisant frémir les adversaires qui pourtant ne reculèrent pas. Sans prévenir, il se jeta corps et âme dans la bataille alors que les clients de la taverne commençaient à le frapper. L’inconnu était aussi crétin qu’il en avait l’air ! Pourtant, il ne semblait pas dénué de force et avait sans aucun doute mangé un fruit du démon dont Kyosuke avait si souvent entendu parler. Soupirant d’exaspération et aussi parce qu’il était ennuyé de voir autant d’idiots réunis à un seul endroit, il se baissa par réflexe pour éviter l’attaque du barman qui s’était saisit d’une épée pour le frapper dans le dos. En un instant, il tournait sur lui-même pour lui trancher la jugulaire de la pointe de son épée. Bien vite, deux autres hommes se jetèrent sur lui et saisissant son fourreau, il bloqua de son épée et de ce dernier les deux lames qui auraient dû lui trancher la tête avant de les repousser d’une habile parade. Le combat commençait enfin.

Bien vite, ce fut un festival de parades et de coups d’estoc qui anima le bar, l’épée de Kyosuke marquant le sol et les corps de marques indélébiles. D’un coup sec, il frappa la pomme d’Adam d’un homme qui tomba en arrière avant de trancher la jambe d’un autre, évitant en même temps une lame qui passa à quelques millimètres de son cou. C’était une danse funèbre contre des alcooliques que la rage animait, leur donnant l’air de déments qui luttaient désespérément contre deux êtres que rien ne semblait atteindre. De son côté, l’inconnu semblait également bien se débrouiller, même si le bretteur ne faisait pas vraiment attention à lui. Lors d’une esquive, il manqua de lui rentrer dedans mais glissa tout près de lui, abattant son épée au raz de sa tête avant de trancher celle d’un de ses adversaires :

- Oy, crétin ! Si c’est pour trainer en plein milieu, tu ferais mieux de retourner cirer les pompes de ton supérieur ! Je suis sûr que vu ta tête, tu dois faire partie de ceux qui nettoient le pont… T’as pas une éponge qui t’attend sagement sur ton rafiot ?

La provocation sonnait comme un ordre, indiquant au marine qu’il n’avait rien à faire là. C’était une histoire entre Kyosuke et cette île, entre la racaille qui peuplait les bas-fonds de Baterilla et un orphelin issu de ce milieu et qui souhaitait prendre sa revanche. Véritable démon, le bretteur se démenait et rapidement les cadavres s’empilaient, soit marqué par un trait sanglant soit brûlés par le feu d’un idiot. La population autour d’eux sembla fortement diminuer quand d’autres hommes pénétrèrent dans l’établissement, beaucoup mieux armés et apparemment plus féroces. D’un coup d’œil, Kyosuke reconnut tout de suite Zero, un des grands pontes de la ville et dirigeant de nombreux bars et établissements malsains comme celui-ci. Il faisait partie des gens qui avaient exploités les orphelins et c’était l’un des principaux racketteurs du jeune Hatsuo durant son enfance. Accompagné de ses gros bras et de son fidèle second Uno, un molosse portant une masse en granit marin et dont le quotient intellectuel était égal à celui d’un fruit de mer, l’homme était connu pour fournir en femmes et en alcool les marines les moins scrupuleux en visite sur l’île. On racontait que c’était d’ailleurs grâce à ça qu’il récoltait parfois des cargaisons en trop de la marine et que la masse d’Uno était un cadeau d’un capitaine véreux.

Le bretteur n’eût pas le temps de réagir que le genou imposant de Zero s’écrasa contre son torse, l’envoyant valser dans tout le bar jusqu’à s’écrouler contre le comptoir à moitié en miettes. Un verre tomba même sur son crâne, l’entaillant légèrement et le faisant saigner. Le chef des nouveaux venus était un homme aux cheveux gris, le corps finement sculpté et pourvus de longues jambes, un manteau similaire à celui que portait Kyosuke et deux épées dans le dos. Son principal compère était une montagne de muscles avec une toute petite tête, un homme à la fois très moche et très intimidant. Les autres hommes n’étaient que des sbires qui suivaient leur chef dans tous ses déplacements.

- Yare yare… Qui voilà donc, un bébé revenant qui vient mettre le bordel dans mon bordel ! Je ne mets pas des filles de joie dans mes bars pour que les clients se fassent tabasser par des déchets, c’est mauvais pour la clientèle n’est-ce pas Uno ?

- Oui boss !

Sans attendre, Kyosuke bondit sur Zero, saisissant au passage une épée plantée dans le plancher en cherchant à trancher la tête de son adversaire, ce dernier bloquant l’attaque en sortant lui-même son arme. Reculant de quelques pas, l’ancien majordome se rapprocha de son allié de fortune :

- Oy crétin… Tu veux jouer dans la cour des grands ? Alors il est temps de me montrer que t’es capable d’autre chose que de t’amuser avec des clodos… Occupe-toi du mec à la masse, il doit à peu près le même Q.I que toi ! Pour l’autre… J’en fais mon affaire…

Les paroles de Kyosuke firent rire les nouveaux arrivants. Les choses sérieuses commençaient…
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Zuko Kasai
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MessageSujet: Re: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Ven 19 Oct - 20:54

Lorsqu'il fonça dans le tas, Zuko sentit toute sa morosité causée par le mauvais temps s'évanouir comme par magie. Bien sûr cette tâche n'avait rien de très glorieux puisque ses seuls adversaires n'étaient autres que des rebuts de taverne crasseux et abrutis par la boisson si ce n'était abrutis de naissance. Il n'empêche que ça défoulait et faisait évacuer la frustration. Il aurait bien aimé faire brûler le bar en entier mais, malheureusement, ça aurait légèrement déplut à son capitaine qui avait pas mal d'amis dans la pègre et cet endroit était assurément l'endroit rêvé pour les subordonnés de bas étages d'un quelconque membre de la pègre. Ça ne l'empêchait cependant pas de s'amuser comme un fou au milieu de tous ces imbéciles heureux (et très sales). Il en avait même oublié la remarque blessante que l'autre chien mouillé lui avait balancé. D'ailleurs il serait peut-être temps d'y répondre.

- Et de tous les imbéciles qui décident de traverser South Blue à la nage, il a fallu que je tombe sur le seul qui ne comprenne pas qu'une épée se maniait avec la lame et non pas le fourreau !

À ce moment, il se reçut une chope de bière sur la tête, alimentant encore plus le feu qui brûlait déjà sur lui et lui donnant donc un avantage certain. Il regarda l'auteur de cette stupidité extrême avec un regard signifiant clairement ce qu'il pensait du geste et lui envoya son surplus de feu à la figure, lui arrachant un hurlement de douleur. Le feu avait toujours fasciné Zuko, même avant qu'il ait obtenu le fruit du démon correspondant. Si dangereux et si beau à la fois, il l'hypnotisait littéralement. Et maintenant qu'il pouvait le contrôler, cette fascination n'avait fait qu'augmenter, il voulait apprendre à vraiment le comprendre, en connaître toutes les facettes et ainsi obtenir la maîtrise absolue de son fruit. Il voulait que finalement lui et le feu ne fassent vraiment plus qu'un et une fois que ça serait fait, il serait au moins Amiral, son rêve le plus cher !

À ce moment, il faillit rentrer dans son ''partenaire'' de combat qui fut à deux doigts de l'agrémenter d'une coupe de cheveux légèrement plus courte. Le sabreur lui jeta un regard agacé et lui dit :

- Oy, crétin ! Si c’est pour trainer en plein milieu, tu ferais mieux de retourner cirer les pompes de ton supérieur ! Je suis sûr que vu ta tête, tu dois faire partie de ceux qui nettoient le pont… T’as pas une éponge qui t’attend sagement sur ton rafiot ?

Aussitôt la moutarde lui monta au nez et il faillit venir le saisir par le col. Il détestait qu'on lui mette sous le nez le fait qu'il nettoie le pont, même si il le faisait parce qu'il avait des besoins urgents de s'agiter parfois, sans quoi il commençait à faire des bêtises parfois assez grave pour endommager le bateau sur lequel il était ainsi que quelques membres de l'équipage s'ils c'étaient moqués de lui.

- Parle pour toi pauvre type, le seul endroit où j'ai envie de passer l'éponge c'est sur ta sale tête, alors si ma tête te revient pas retourne sur les deux planches de bois pourries qui te servent de barque et fou le camp !

Enfin il reprit le combat, laissant dans son sillage des cadavres carbonisés ou des hommes hors combat pour un petit moment, brûlé trop gravement pour pouvoir à nouveau réutiliser leurs membres. Mais alors qu'il commençait à manquer d'adversaire et qu'il pensait à régler ses comptes directement avec l'imbécile d'épéiste, de nouveaux amuse-gueules arrivèrent, à la dégaine plus féroces et aux armes bien mieux entretenues. Et voilà, il en était sûr : ce petit endroit miteux était dirigé par la foutue pègre de l'île et vu l'aura que dégageait l'un des nouveaux arrivant, ils étaient en présence d'une grosse pointure, l'une du genre que son capitaine aimait fréquenter. Immédiatement, le feu brûla plus vivement en lui et il mourut d'envie d'aller lui remettre les points sur les i, mais il semblait y avoir une histoire entre lui et l'inconnu, une histoire dans laquelle il n'avait rien à faire et dont il ne devait pas se mêler. D'ailleurs, celui qui semblait être le chef eu tôt fait d'envoyer valser son nouvel ennemi à travers la pièce.

- Yare yare… Qui voilà donc, un bébé revenant qui vient mettre le bordel dans mon bordel ! Je ne mets pas des filles de joie dans mes bars pour que les clients se fassent tabasser par des déchets, c’est mauvais pour la clientèle n’est-ce pas Uno ?

- Oui boss !

Sans se décourager, son inconnu récupéra son sabre et bondit sur celui aux airs de chef qui bloqua son coup apparemment assez facilement. Aussi il recula pour s'approcher le plus possible de Zuko sans se faire brûler avant de lui ordonner :

- Oy crétin… Tu veux jouer dans la cour des grands ? Alors il est temps de me montrer que t’es capable d’autre chose que de t’amuser avec des clodos… Occupe-toi du mec à la masse, il doit à peu près le même Q.I que toi ! Pour l’autre… J’en fais mon affaire…

Cette remarque sembla faire rire les autres arrivant, mais il fit grincer Zuko des dents. Si il avait pu, il lui aurait fait amèrement regretter ses mots et il le ferait ! Plus tard, quand ils en auraient fini avec eux... Confiant, Zuko s'approcha de ''Uno'', l'homme à la masse, ne cherchant même pas à éviter le coup qu'il voulu lui porter qui l'envoya voler à travers la pièce, le faisant s'écraser contre le mur du fond qui se craquela sous la force du coup et le poids du Marine. Il finit bien évidemment le nez dans la poussière, les cotes douloureuses où l'arme l'avait frappé et une étrange faiblesse nauséeuse le prenant.

Mais plus que la douleur, ce fut le choc qui l'immobilisa. Ce type venait de la toucher ! Ça ne lui était jamais arrivé depuis qu'il avait ingurgité son fruit du démon qui avait fait de lui un logia et le fait que ça lui arrive maintenant le remettait en question. Puis le choc passa et la douleur prit le relais, lui arrachant une grimace lorsqu'il se releva avec difficulté. Il devait au moins avoir une cote ou deux de fêlées, mais rien de cassé. Les autres arrivants qui suivaient leur combat trouvaient apparemment la situation très drôle, et leurs éclats de rire redoublèrent lorsque Uno se fraya un chemin jusqu'à lui en envoyant voler les rares morceaux de tables qui restaient de leur pré-bagarre. Zuko se rendit alors compte qu'il s'était trompé dans le menu : ils n'en était plus à l’apéritif, mais bien au plat de résistance, et un plat de résistance assez indigeste en somme.

Le courageux Marine décida donc de prendre l'option la plus raisonnable : fuir. Il tenta de s'éloigner le plus possible de l'armoire à glace et de sa massue en granit marin, le seul matériel pouvant annuler les pouvoirs des fruits du démon. Il finit par rouler sous le bar, qui s'écroula juste à dessus de lui à cause de la massue du colosse, ce qui le poussa à rouler un peu plus loin et encore un peu plus loin au fur et à mesure que la massue détruisait le bar. Arrivé au bout, Zuko se releva et décida de changer de stratégie. Il attrapa le premier verre vide qui lui tomba sous la main et le lança sur son attaquant. L'objet se brisa sur son crâne sans lui faire de mal, faisant grimacer Zuko.

- Mais c'est quoi ce type ?

Puis il lui lança une bouteille pleine cette fois, qui s'écrasa à nouveau sur la tête du bonhomme et répandit le liquide sur son front épais. Cette image lui rappela lui quelques instant plus tôt, lui faisant avoir le déclique. Son idée en tête, il se saisit de toutes les bouteilles alcoolisée encore intactes et les vida toutes difficilement sur lui. Ensuite il s'approcha de la cheminé défaite et saisit une bûche enflammée, pas sûr que son feu fasse quelque chose au bonhomme et la lui lança.

Alors Uno explosa. Au contact de l'alcool, le feu se répandit rapidement et devint bien trop intense pour lui. Il tentât bien de l'éteindre en se roulant par terre mais rien n'y fit. Il brûla vif sous les hurlements de ses compagnons qui le regardait sans pouvoir faire quoi que ce soit pour l'aider. Alors Zuko se traîna jusqu'au bar pour prendre une bouteille qu'il allégea de plusieurs bonnes lampée avant de se tourner vers le reste.

- A qui le tour ?
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MessageSujet: Re: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Dim 21 Oct - 19:10

Un choc un unique choc entre deux épées retentit dans la pièce, synonyme de bain de sang et de membres arrachés. Au centre de la taverne à présent ravagée par le combat, deux épéistes se jaugeaient, chacun plongeant son regard dans celui de l’autre. Zero riait bruyamment, ses deux épées bloquant avec aisance les katanas de son adversaire dont la rage sans nom semblaient brûler dans ses pupilles. Il avait devant lui ce qu’il apparentait à une vermine pathétique et indigne d’un quelconque intérêt, voyant son adversaire comme un simple ver de terre comme tant d’autres à sa coupe. Pendant des années, il avait exploité ce genre de personnes sans le moindre regret et ce n’était pas aujourd’hui qui allait faire attention à ces petits rebelles venant se battre comme s’ils espéraient retrouver leur liberté. Pourtant, il semblait que quelque chose le gênait dans l’attitude de son ennemi, comme si en lui résidait quelque chose d’inédit, un potentiel indescriptible mais qui pourtant ne semblait pas être perçu par les autres personnes présentes. C’était peut-être son imagination, mais Kyosuke ne ressemblait pas aux autres orphelins qu’il avait déjà eu l’occasion d’exterminer.

Utilisant toute sa force, Zero repoussa son adversaire un peu plus loin, ce dernier gardant son calme malgré le désir de vengeance qui semblait consumer tout son corps. L’homme n’était peut-être pas une torche humaine comme son partenaire de fortune mais un feu immense semblait l’animer, bouillonnant en lui jusqu’à lui donner une aura presque terrifiante. D’un bon, l’orphelin se rua sur son adversaire, enchaînant des coups précis, puissants et rapides. Ses mouvements ressemblaient à ceux d’une danse mortelle, chacun de ses pas semblait calculé au millimètre près et aucun de ses muscles ne s’adonnait à un effort inutile. Ses katanas fendaient l’air avec une élégance rare, ressemblant à des ombres se mouvant dans l’espace avec une aisance presque mystique. La maîtrise de l’épée du jeune Kyosuke était assez impressionnante, mais c’était surtout sa sérénité qui aurait pu étonner les éventuels spectateurs. D’ordinaire, quiconque se serait retrouvé face au bourreau ayant ruiné son enfance aurait laissé jaillir ses sentiments, poussant à l’erreur et donc à la mort : mais l’ancien majordome lui était totalement maître de ses mouvements, à tel point que ça aurait pu en être gênant. Mais cela aurait pu s’expliquer assez facilement au final : il voulait la mort de son adversaire, et n’avait qu’un seul moyen de l’obtenir…

La lame de Kyosuke frôla le menton de Zero, lui arrachant au passage quelques gouttes de sang qui mirent la pauvre victime hors d’elle. Sans hésiter, le voyou flanqua son pied dans le ventre de son adversaire qui voltigea plus au loin, s’écrasant contre un pilier en bois dans un bruit sourd. Après quelques secondes de silence, le pirate se jeta à nouveau au plein cœur de la bataille, enchainant parades et coups d’estocs. Même s’il savait que son adversaire était un professionnel de l’épée, Kyosuke ne désespérait pas et rapidement la cadence fut difficile à tenir pour les deux combattants. Leurs gestes étaient d’une fluidité rare et les lames devinrent presque invisibles tellement les attaques étaient violentes et rapides. Malheureusement, la carrure de Zero lui permettait d’encaisser plus de coups et d’en porter de puis puissants, si bien qu’au bout d’un moment, il projeta Kyo’ contre l’étagère où les alcools étaient entreposés, juste à côté de Zuko.

La gerbe de sang qui s’échappa de la bouche de l’ancien majordome trahit les blessures dont il avait été victime. De part et d’autres de son corps, de nombreuses coupures avaient fait leurs apparitions, ses vêtements mouillés étaient à présent déchirés et la moitié de son visage était couvert de sang. Il y avait fort à parier qu’il avait quelques os de fêlés et sa cheville lui faisait tellement mal qu’il semblait boiter et peinait à tenir debout. A l’inverse, Zero n’avait que quelques entailles et les coups qu’il avait pris étaient tellement superficiels qu’il donnait l’impression de ne même pas s’être battu. Malgré tous les efforts qu’il avait faits, Kyosuke n’avait pas réussi à percer la défense de son adversaire, ce qui provoqua un grand rire chez ce dernier :

- Quoi, c’est tout ce que t’as dans le ventre ? Tu oses foutre le merdier dans mes affaires, sortir de ta misère juste pour faire ça ? T’as pas compris que c’est moi ici le patron, que je décide de ce qui se passe sur l’île et que tu pourras jamais rien faire contre moi ? Même la marine me mange dans la main ! Je suis la loi ici, et tu ne peux rien contre la loi !

Les compères de Zero se mirent à ricaner, autant excités par les paroles de leur chef que par l’inactivité de son adversaire. Ce dernier resta un bref moment immobile, finissant par se décoller du mur dans lequel il était légèrement encastré. La tête basse, il fit un pas en avant et laissa tomber sa lourde veste imbibée de l’eau de pluie et de son sang, laissant dévoiler son corps meurtri et seulement caché par un débardeur déchiré. Il émit un petit sourire en serrant le poing :

- La loi… C’est donc la loi qui opprime les peuples et les oblige à mendier pour nourrir une minorité de gens corrompus et imbus d’eux-mêmes ? C’est la loi qui détruit l’égalité entre les hommes et abaisse de pauvres hommes au rang d’esclaves ou de serviteurs battus ? C’est la loi qui fait souffrir les gens en quête du bonheur au profit d’hommes dont la morale est inexistante ? Si c’est le cas et que tu es bel est bien la loi… Alors je serais celui qui la défiera. La marine, les gouverneurs, les oppresseurs… Tous se cachent derrière la loi, mais aucun n’a le sens de la justice ! Et même si je dois égorger chaque pourri de ce monde, je serais la justice…

Kyosuke avança encore un peu et prit son épée qu’il avait lâchée à cause de l’attaque précédente et qui s’était négligemment plantée dans le sol. Il la leva vers son adversaire et lui jeta un regard noir :

- Et s’il faut que je souille mes mains et mon âme pour nettoyer les mers de ceux qui dénaturent la justice à leur compte… Je le ferais…

D’un bond, Kyosuke se retrouva devant son adversaire qui déjà abattait son épée sur le crâne de son assaillant. D’un geste, il fit glisser sa lame sur celle de Zero pour les dévier, ces dernières ne faisant qu’effleurer son bras alors que dans son autre main son épée tournoyait si vite qu’on aurait dit un cercle acéré. D’un coup net, l’épée s’abattit sur Zero, coupant sèchement tout ce qu’il y avait sur son passage. Une seconde plus tard, la tête du caïd roulait aux pieds de ses hommes dont le visage semblait pétrifié par la défaite des deux plus forts d’entre-eux. Se tenant droit devant eux, Kyosuke resta impassible et murmura :

- Oy crétin… Je parie que je peux en buter plus que toi avant qu’ils atteignent le bout de la rue…

Et en entendant ça, les sbires de Zero commencèrent à reculer…

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MessageSujet: Re: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Lun 22 Oct - 19:22

- A qui le tour ?

Personne n'eut le temps de répondre à sa question car le combat qui opposait son ami-ennemi qui aimait traverser les océans à la nage et son adversaire, un certain Zero si il avait bien comprit, atteignait apparemment un trounant décisif. En effet, le sabreur avait été projeté sur le meuble à alcool juste à côté de Zuko qui poussa un grognement de frustration. Non seulement ce type s'arrangeait pour qu'ils se retrouvent avec la pègre de la ville sur les bras avec le seul possesseur de granite marin à des lieux à la ronde, mais en plus il détruisait son stock d'alcool, l'empêchant ainsi de retrouver l'énergie qui lui manquait pour en mettre plein la vue à ce ramassis de paysans un peu trop bien armé pour leur propre bien et de ressouder ces foutues côtes fêlées.

L'homme cracha du sang, ce qui annonçait une blessure interne plutôt grave. Ce n'était jamais bon signe de cracher du sang. De plus il était coupé de partout et était couvert de sang et apparemment épuisé puisqu'il resta collé au mur sur lequel il s'était écrasé après avoir détruit la réserve de carburant de la bombe humaine. Son adversaire le regarda avec un air supérieur absolument insupportable et éclata d'un rire moqueur.

- Quoi, c’est tout ce que t’as dans le ventre ? Tu oses foutre le merdier dans mes affaires, sortir de ta misère juste pour faire ça ? T’as pas compris que c’est moi ici le patron, que je décide de ce qui se passe sur l’île et que tu pourras jamais rien faire contre moi ? Même la marine me mange dans la main ! Je suis la loi ici, et tu ne peux rien contre la loi !

Zuko grogna. Il fit craquer ses jointures de façon menaçante, ce type lui déplaisait de plus en plus. Dire que la Marine mangeait dans sa main avait fortement déplut au Marine qui s'apprêtait à lui faire ravaler ses paroles en lui faisant manger SA main qui prendrait plaisir à écraser sur sa figure de sale type. Tous les spectateurs de la scène avaient éclaté de rire après la déclaration de Zero. Comment les gens ne pouvaient-ils pas voir que cet homme n'était qu'un rebut de la société ? Il n'y avait qu'une seule loi, et ce n'était certainement pas ce type qui la faisait. Mais au moment où il allait lui apprendre sa façon de penser agrémenté d'un cours de politique musclé, le vagabond se décrocha du mur et laissa glisser sa veste au sol, ce qu'il aurait dû faire plus tôt car vu le bruit qu'elle fit en tombant, elle devait être complètement imbibée d'eau et le gêner dans ses mouvements. Il ne put s'empêcher de ressentir une très légère admiration pour lui, il n'avait pas du tout l'air dérangé par ce poids supplémentaire qui le ralentissait tout à l'heure. L'homme sera le poing et un fin sourire se dessina sur ses lèvres.

- La loi… C’est donc la loi qui opprime les peuples et les oblige à mendier pour nourrir une minorité de gens corrompus et imbus d’eux-mêmes ? C’est la loi qui détruit l’égalité entre les hommes et abaisse de pauvres hommes au rang d’esclaves ou de serviteurs battus ? C’est la loi qui fait souffrir les gens en quête du bonheur au profit d’hommes dont la morale est inexistante ? Si c’est le cas et que tu es bel est bien la loi… Alors je serais celui qui la défiera. La marine, les gouverneurs, les oppresseurs… Tous se cachent derrière la loi, mais aucun n’a le sens de la justice ! Et même si je dois égorger chaque pourri de ce monde, je serais la justice…

Ces paroles eurent le don d'enflammer Zuko (mais pas littéralement pour une fois) la Marine faisait ce qu'elle pouvait pour maintenir la loi et lutter contre les pirates et les personnes du genre de Zero. Lui seul ne ferait pas mieux. Entre temps il avait récupéré son épée qui lui avait échappée des mains lorsqu'il s'était fait projeter contre le mur et reprit :

- Et s’il faut que je souille mes mains et mon âme pour nettoyer les mers de ceux qui dénaturent la justice à leur compte… Je le ferais…

Zuko se stoppa alors qu'il allait tirer un coup fatal sur Zero. Cet homme, ce pirate, ce forban... se pouvait il que ses idéaux soient justes et même, respectable ? Ce qu'il venait de jeter à la figure de Zero et plus encore à la figure du monde, c'était ce que Zuko pensait au plus profond de lui. Tous les jours il avait l'exemple de la corruption de la Marine avec son capitaine, qui était pourtant le seul à l'avoir accepté pendant plus d'un voyage. Et ce pirate là, il était bien plus respectable que certains Marines qu'il avait rencontré par le passé. Ceux-ci étaient uniquement motivé par l'appât du gain et se fichaient bien des méthodes car ils se cachaient sous le drapeau du gouvernement mondial pour faire appliquer les lois à leur façon, et personne n'avait le pouvoir ni la force de les combattre puisqu'ils s'exposaient ainsi à un allé simple pour la prison des horreurs ou bien à une exécution directe et sans sommations. C'était à cause de ce genre de personne que la Marine n'avait pas une bonne réputation. Qui s'occupait de tous les bons éléments de la Marine lorsqu'il suffisait qu'il n'y ai qu'un ou deux hauts-gradés déviants pour en ternir l'image ? On en se rappelle que des mauvaises choses et c'est pourquoi les pirates étaient si populaires, ils faisaient une bien meilleure figure avec leurs idéaux bien au dessus des leurs, même si leur but était de devenir le Seigneur des Pirates, tout le monde s'en fichait puisque de toute façon ils le faisaient en respectant la justice et non la loi.

C'était à cause des gens comme lui qu'il ne pouvait pas marcher sur une île non annexée avec son uniforme sans attirer les regards désapprobateurs et même parfois effrayés des habitants. C'était à cause de gens comme lui que plus personne n'avait foi en la Marine et préféraient se tourner vers les révolutionnaires. Et c'était à cause de lui que aujourd'hui Zuko doutait. Est-ce que continuer ainsi avait un but ? Ou bien devait-il brûler son uniforme et rejoindre les pirates pour semer la justice sur son passage ? Non ! Jamais il ne pourrait se résoudre à une telle extrémité. Ses poings serrés, il regarda le pirate décapiter Zero d'un coup bien ajusté, envoyant rouler la tête aux pieds des suivants de l'homme. Un jour, il serait assez puissant pour changer le regard des gens sur la Marine, il serait assez important pour rétablir l'image d'un gouvernement mondial respectable et convaincre le peuple de leur faire confiance. Mais il savait qu'à partir de maintenant, il détesterait l'homme qui se tenait devant lui de toute son âme, car il incarnait tout ce qu'il y avait de plus respectable au monde, mais il était du mauvais côté de la barrière, bouleversant ainsi toute sa vision sur le monde dans lequel il avait grandit.

- Oy crétin… Je parie que je peux en buter plus que toi avant qu’ils atteignent le bout de la rue…

- Imbécile de clochard, j'ai à peine besoin de lever les bras pour tous les carboniser d'un seul coup, mais je vais la jouer fair-play et te laisser une chance de gagner.

La première partie de ce qu'il venait de dire était absolument fausse. Il n'avait pas encore le pouvoir de tous les carboniser d'un seul coup, mais lui faire croire qu'il avait un peu de pouvoir ne lui ferait pas de mal. Aussitôt il se lança à la poursuite des sbires de Zero, le six coups de son ami Reiji à la main et une petite réserve de munition en poche. Ils méritaient tous la mort pour avoir opprimé la population pendant aussi longtemps, ce n'était qu'un premier pas vers la justice, et tant pis si son dépravé de capitaine n'aimait pas ça, la seule chose comptait pour le moment était de débarrasser du monde ces fumiers d'assassins et de se défouler un bon coup, il avait accumulé trop de frustration durant ces deux dernières minutes.
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MessageSujet: Re: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Mar 23 Oct - 22:59

Un sourire se dessina sur les lèvres de Kyosuke, symbole de la satisfaction qu’il avait non seulement grâce au dénouement de ce combat mais également aux vues de la réaction de son partenaire du jour qui semblait perturbé par les propos tenus par le bretteur quelques secondes plus tôt. Ses paroles avaient sans doute fusé comme un poignard dans le cœur du marine qui se voyait lors de ce discours accusé de mal faire son travail, voire de faire partie de ceux qui le déformaient totalement pour tirer un profit malsain de leur statut de soldat. Au fond de lui, l’ancien majordome détestait profondément la marine et tous leurs représentants, ne voyant en eux que des hommes rongés par la corruption et profitant du système pour obtenir des avantages qu’ils ne méritaient absolument pas. Il n’imaginait pas un marine autrement qu’en se représentant un idiot en uniforme obéissant aux ordres d’un supérieur hiérarchique parfois moins doué qu’eux mais qui utilisait le pouvoir que lui conférait sa position sociale pour assouvir ses besoins les plus primaires et ce au détriment de la sécurité et du bien-être des habitants qui se soumettaient aux lois qu’ils avaient instiguées sans se soucier de leurs éventuelles répercussions.

Mais plus qu’une haine viscérale causée par l’irrespect d’une quelconque éthique, ce qui insupportait le bretteur provenait d’une cause bien plus personnelle : la mort d’Emma. Au fond de lui, Kyo’ savait que l’antipathie qu’il avait envers ces hommes en uniforme provenait du fait qu’il les tenait comme responsable de l’attaque du manoir et du manque de protection des citoyens comme Emma qui avaient étés victimes d’un système judiciaire et de défense faillible et dont les lacunes causaient la mort de nombreux innocents. Ils se prétendaient tous être les symboles de la justice mais étaient incapable de s’occuper d’assurer le bonheur des habitants des Blues. A ces yeux, ces pseudos représentants de la loi n’étaient rien d’autre qu’une vermine qui ne valait pax mieux que ceux qu’ils prétendaient chasser : à savoir les pirates.

A dire vrai, Kyosuke n’appréciait pas non plus les pirates, ne voyant en eux que des hommes profitant des faiblesses de ce monde et de l’injustice pour justement violer les lois et se déclarer au-dessus de tout. Ils n’étaient que des profiteurs qui, sous prétexte que le monde est mal foutu, avaient du coup le droit de faire ce qu’ils voulaient au nom de la liberté, un terme que beaucoup utilisaient pour commettre des crimes ou abuser de l’admiration que leur portaient les gens afin de tirer certains avantages tout comme la marine le faisait elle-même. Ils n’étaient qu’une autre facette de l’abus que subissaient le monde et nombre d’entre eux méritaient un châtiment exemplaire. Au final, entre ceux qui profitaient du système pour la loi et ceux qui pillaient le monde au nom de la liberté, il n’existait que de rares personnes qui méritaient de vivre. Et tous étaient la cible de Kyosuke et de sa soif de vengeance.

Le sourire du jeune Hatsuo disparut alors qu’il sentit ses jambes le lâcher l’espace d’un instant. Pendant une fraction de seconde, il se sentit défaillir et manqua de s’écrouler au sol, la douleur tordant son visage et le faisant courber l’échine alors que son sang dégoulinait mollement sur sa peau avant de s’écraser lamentablement sur le sol. Le combat l’avait beaucoup plus éprouvé qu’il ne le pensait et contrairement à ses attentes, Zero n’avait pas cédé rapidement à ses attaques. Le combat avait été vraiment rude et il n’y avait nul doute que s’il subissait encore ne serais-ce que le moindre assaut, le pauvre épéiste allait sombrer dans l’inconscience. Cependant, l’homme qui l’accompagnait venait de relever son défi et il ne pouvait se permettre de le faire attendre, voyant en lui un représentant incapable de l’ordre mais également un potentiel rival contre qui il ne voulait pas perdre. Titubant jusqu’à la sortie où semblaient s’agglutiner les pauvres sbires qui sentaient leur heure arrivée, Kyosuke grimaça en rangeant ses épées dans leurs fourreaux, sortant de la manche de son haut des sortes de couteaux acérés et qui lui servaient pour le combat à distance :

- Tsss, tu ne serais même pas capable de foutre le feu à une allumette si t’en étais capable… Je mettrais moins de temps à embrocher tous ces crétins que tu n’en met à lécher les fesses de ton patron…

Le jeune homme atterrit dehors avec le marine, se retrouvant sous une pluie battante et dans une rue pouilleuse. Les premiers sbires s’enfuyaient déjà alors que les autres hésitaient entre mener un combat perdu d’avance et détaler aussi vite que ce que leurs jambes leur permettrait. Jetant un regard noir à l’un d’entre eux, Kyosuke provoqua l’effroi chez ses adversaires qui se mirent à reculer un peu plus rapidement. D’une certaine manière, il aimait lire la peur dans leurs yeux et se languissait d’ouvrir les hostilités. Les fourmillements dans ses mains provoqués par la mauvaise circulation sanguine allaient certainement le gêner dans ses mouvements, mais il y avait fort à parier qu’il réussirait à ôter la vie à quelques crétins avant que la pluie n’ait complètement recouvert son corps du sang qui coulait de ses plaies :

- Hey l’allumette, t’es sûr que tu ne veux pas rentrer au chaud ? Tu vas attraper froid avec cette pluie, et ne compte pas sur moi pour te ramener à ton capitaine car t’auras chopé un rhume… Et range moi ce flingue, tu vas te faire mal avec…

Un sourire moqueur naquit sur les lèvres de Kyosuke. Puis, d’un geste, trois couteaux semblèrent fuir de sa main pour aller se loger dans les corps de deux hommes en fuite au loin, traversant les rangs adverses jusqu’à étaler les corps sans vie des fugitifs. Une fraction de seconde après, quatre autres hommes tombaient avec un scalpel planté dans les omoplates ou dans les yeux : l’hécatombe venait de commencer. A côté de lui, le jeune Hatsuo entendait les coups de feu de l’arme de son adversaire, soupirant légèrement en voyant le manque de grâce de l’arme choisie par son compagnon. Lui qui avait horreur des armes à feu trouvait cela normal qu’un crétin comme Zuko choisisse d’utiliser une arme aussi peu discrète et élégante. Un à un, les hommes tombèrent sous leurs coups, leur sang fusionnant avec les flaques d’eau qui jonchaient la rue. En quelques minutes, le boulevard pourrissant dans lequel ils se trouvaient se transforma en une véritable rivière écarlate…
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MessageSujet: Re: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Ven 26 Oct - 20:26

- Tsss, tu ne serais même pas capable de foutre le feu à une allumette si t’en étais capable… Je mettrais moins de temps à embrocher tous ces crétins que tu n’en met à lécher les fesses de ton patron…

Zuko faillit pointer son arme sur lui d'indignation, ce type ne savait rien de sa vie ni de comment était son patron. De plus ce sale bonhomme serait le premier à lécher les fesses de Clive si celui-ci le lui ordonnait. On ne refusait rien au capitaine Clive. Heureusement, son capitaine détestait les lèches-bottes et gèlerait sûrement le premier qui essaierait de s'approcher de son postérieur. Quand à Zuko, il serait plus du genre à brûler le postérieur du premier qui lui demanderait ça.

- Il est clair que je préfère lécher les fesses de mon patron plutôt que ceux que t'as l'habitude de fréquenter, sombre idiot, répliqua-t-il sèchement.

D'ailleurs, sa voix était bien la seule chose de sèche chez lui pour le moment. La pluie torrentielle qui s'abattait sur eux le détrempait complètement, s'écrasant en grésillant sur son torse toujours nu en produisant un peu de fumée et lui collant le pantalon aux jambes. Ses cheveux d'habitude ébouriffés et dressés sur son crâne était désormais plaqués sur sa tête et ses chaussures était complètement inondées, sans parler de ses chaussettes qui allaient mériter un bon essorage dès son retour au sec. Encore de la frustration qui s'accumulait. Pour faire évacuer ce sentiment, Zuko ouvrit le feu sur les imbéciles de traîne-misère qui s'enfuyait devant son air contrarié. Ce qui l'agaçait néanmoins plus que tout, c'était que désormais il devait avoir à peu près autant l'air d'un chien mouillé que son voisin qui avait sortit des lames de lancé semblable à de petits scalpels.

- Hey l’allumette, t’es sûr que tu ne veux pas rentrer au chaud ? Tu vas attraper froid avec cette pluie, et ne compte pas sur moi pour te ramener à ton capitaine car t’auras chopé un rhume… Et range moi ce flingue, tu vas te faire mal avec…

Puis il lança ses scalpels sur les hors-la-loi, faisant mouche à chaque fois. Sa méthode était bien plus silencieuse que la sienne et beaucoup plus sournoise selon Zuko. Lui au moins, à chaque détonation envoyait un avertissement, une sorte de signal les informant que la mort allait frapper. Lui distribuait la mort comme on dépose les clefs de sa cabine sur son bureau : sans bruit et avec désinvolture. Cette façon de tuer, comme ça sans prévenir et sans sentiments lui déplaisait souverainement, quel intérêt y avait-il à cela ? Ça ressemblait bien à de l'assassinat ce qu'il faisait. Si Zuko ne se reprochait rien, c'est tout simplement parce qu'il trouvait sa façon de tuer plus honnête et moins cruelle, au moins il y avait une sorte de sommation.

Il jeta un deuxième rapide coup d’œil à son voisin dont il ne connaissait toujours pas le nom et remarqua qu'il n'était guère en forme. Coupé de partout, il avait l'air de ne tenir debout que par pure volonté ou par pur miracle. Il saignait toujours et la pluie se mêlait à son sang en glissant sur ses vêtements, les imprégnant et laissant des traces diluées qui serait sûrement incroyablement difficiles à laver. Mais bon, vu l'état naturel de ses vêtements, ça ne changerait sans doute pas grand chose pour lui, il lui suffirait de retraverser l'océan à la nage pour retourner d'où il venait et ça serait à nouveau propre.

- Regarde toi, on dirait un sans-abris qui aurait essayer de se reconvertir au cirque en jonglant avec des couteaux. Le but c'était de les rattraper avec les mains, pas avec toutes les autres parties de ton corps sombre crétin. Retourne donc pleurer dans les jupes de ta mère, elle pourra peut-être te faire un bisou magique pour te soigner ! Mais en attendant, laisse faire ceux qui savent s'y prendre !

Puis, il fit tourner rapidement le revolver autour son index puis le replaça dans sa gaine avant de braquer ses mains sur les quelques survivants qui allaient atteindre le bout de la rue.

- Pyrogun ! Cria-t-il.

Aussitôt il commanda au feu dont il était constitué de former des balles qu'il envoya sur les derniers résidus de crasse qui couraient encore. La pluie n'arrêta pas ses balles, bien trop chaudes pour être affectées par les quelques gouttes qui tombaient encore. Il se tourna alors vers la pirate qui lui servait d'allié provisoire et lui annonça avec un grand sourire, tout en étant absolument ignorant du score final :

- J'ai gagné !

Au final, il n'avait même pas compté le nombre de ses victimes, ni celles de son partenaire de tir, mais il était sûr qu'il avait gagné, après tout il ne pouvait pas en être autrement puisqu'il était un gentil et que l'autre était un méchant. Hors, les gentils gagnaient toujours sur les méchants, donc aucun problème, il était le meilleur sur ce coup là. D'un pas fier et conquérant, il voulu retourner dans le bar pour chercher son haut d'uniforme, mais au dernier moment, le bar s'écroula juste devant lui dans un grand grincement en soulevant une gerbe de poussière malodorante. Les dommages qu'ils lui avaient fait subir devaient être légèrement plus important qu'ils ne l'avaient calculés au départ.

Zuko serra le poing de la main qu'il allait utiliser pour pousser la porte et se tourna vers le port en essayant de ne pas croiser le regard du pirate.

- De toute façon, je n'en avait plus besoin.

Et c'est ainsi que torse nu, il croisa ses mains à l'arrière de sa tête et se dirigea vers le port, là où son bateau l'attendait avec un haut d'uniforme sec et chaud.
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MessageSujet: Re: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Ven 26 Oct - 23:54

Deux nouveaux couteaux fusèrent sous la pluie, tranchant les gouttes d’eau elles-mêmes dans un chuintement discret avant de finalement se loger dans la nuque des fugitifs. L’action était brève et fluide, presque sans douleur. Chaque couteau trouvait sa cible, comme si il était téléguidé et attirait par la sale gueule des gens qu’ils étaient sensé tuer. Un à un, les corps s’empilèrent dans la rue, donnant l’impression désagréable qu’avait lieu ici un véritable génocide. Pourtant, aux yeux de Kyosuke, cela n’était rien d’autre que le nettoyage de la saleté de ce monde abject, une sorte de purge des êtres malfaisants de ce monde. Aujourd’hui, il agissait comme le bourreau exécuteur de justice, appliquant une sentence vile mais nécessaire. D’une certaine manière, il se définissait justement comme un mal nécessaire, une abomination indispensable pour rendre la vie plus sûre. Il s’était longtemps entraîné, n’avait fait que ça pendant ces dernières années et ce jusqu’à obtenir des talents d’assassin. Il avait surtout amélioré ses techniques à l’épée, devenant un bretteur assez talentueux pour rivaliser avec de bons épéistes. Cependant, il était relativement vulnérable lorsqu’il s’agissait de combattre à distance : aussi avait-il appris à se servir de couteaux de lancer auprès d’un homme suffisamment doué, devenant ainsi redoutable même lorsqu’il était éloigné de son ennemi. Certes, sa technique était encore perfectible et nul doute que quelqu’un de doué avec un pistolet aurait rapidement pu le vaincre mais ses talents étaient suffisants pour abattre des cibles en fuite comme à l’instant présent.

Bien vite, les adversaires se firent de moins en moins nombreux, certains détalant comme des lapins alors que d’autres cherchaient une cachette potable pour fuir leurs deux assaillants. A ses côtés, le marine rythmait les morts avec les détonations de son pistolet qui crachait des balles sans interruption, semant la mort au moins aussi bien que le jeune Hatsuo avec ses couteaux : il avait beau être un crétin au service du gouvernement, il n’en restait pas moins efficace. Son corps fumait abondamment à cause de la pluie qui s’évaporait à son contact, véritable brasier infini et dont le regard haineux trahissait la rage et la frustration qui bouillonnait en lui. Kyosuke n’y était pas allé de main morte avec lui et les paroles qu’il avait dites l’avait sans doute un peu touché. Le ton condescendant et la façon dont il abattait les cibles en disait long sur son ressenti. Alors qu’il déchainait son feu brûlant sur les pauvres hommes qui couraient en vain, le bretteur ne put s’empêcher de rire, grimaçant légèrement à cause de la douleur que lui procurait son hilarité vexante :

- Bravo ! Tu es le crétin le plus bourrin et le moins fair-play que je connaisse, tu fais vraiment honneur à l’institution que tu sers, incapable d’être loyal ou de tenir ta parole… Je m’y attendais après tout, un marine qui dit vouloir la jouer fair-play dans une situation qui demande des compétences de combat, c’est forcément une blague !

Le jeune homme détrempé avançait déjà fièrement vers le bar, certainement pour aller chercher ses affaires. Il était l’archétype même du crétin de marine qui faisait tout péter avant de réfléchir et bien trop fier pour avouer avoir perdu. Cependant, la détermination qui bouillonnait en lui forçait le respect et d’une certaine manière Kyosuke ne le détestait pas vraiment : il était juste un mauvais bougre qui avait mal choisi sa voie. Lorsque le bâtiment s’effondra, l’épéiste sourit : c’était un monument de la décadence de ce monde qui venait de s’écrouler, qui plus est un monument de son passé. Voyant le poing de l’inconnu se refermer, Kyosuke leva les yeux au ciel et se tourna vers lui en essayant de ne pas hurler de douleur. Son corps le faisait atrocement souffrir et maintenant que l’endroit était calme et baigné dans le sang, son esprit combattif laissait place à les pensées habituelles, refaisant surgir la douleur de ses muscles endoloris et de ses plaies suintantes. Ses blessures étaient sans aucun doute superficielles et sa vie n’était pas en danger mais il avait perdu énormément de sang et était très fatigué.

Lorsque le marine se trouva à la hauteur, Kyosuke inspira profondément, conscient que leur rencontre touchait à sa fin. En temps normal, il aurait remercié l’homme qui lui avait fourni de l’aide mais pourtant, quelque chose l’empêchait de prononcer un simple merci, quelque chose qui occupait toutes ses pensées et qui devait sortir de sa bouche au risque de le faire imploser :

- Oy crétin ! Je me suis trompé à ton sujet, tu n’es peut-être pas comme tous ces marins corrompus qui pourrissent le monde en profitant de leur statut pour s’enrichir ou servir des désirs personnels. Je pense que tu fais partie de cette catégorie de personnes qui croient encore que la marine sert le peuple et assure sa sécurité… Et c’est pour ça que par rapport à eux…

Kyosuke marqua un léger temps de pause avant de souffler :

- … Tu es pire…

Ses mots avaient fusés, tels les scalpels qu’il avait utilisé un peu auparavant pour tuer les voyous. Cependant, ces mots étaient sans doute encore plus douloureux, plus meurtriers et surtout plus forts. Les poings serrés, Kyosuke se retenait de se tourner vers son interlocuteur, chacun dos à dos de l’autre :

- Tu es de ceux qui disent servir une cause juste, ceux qui se battent pour que le monde soit plus sûr… Mais qui es-tu pour prétendre défendre de vraies valeurs quand tu obéis aux ordres d’hommes corrompus ? Qui es-tu pour te targuer de faire partie des protecteurs de ce monde alors que le peuple se plaint de ta présence ? Vous vous dites tous être de fiers marines au service de la justice… Mais où êtes-vous quand les villages sont pillés et que vos capitaines fréquentent les bordels les plus crades des Blues ? Où êtes-vous lorsque les vôtres rançonnent les pauvres marchands alors que les pirates terrorisent les mers ? Où êtes-vous lorsque les orphelins mendient et crèvent dans les caniveaux et que vos dirigeants s’offrent des manoirs et se payent d’innombrables mets en provenance des quatre coins du monde ? Pire… Où êtes-vous quand des pillards assassinent des familles entières avant de rejoindre des hommes de VOS rangs pour partager le butin ?...

Le ton de Kyosuke était resté le plus neutre possible, mais on pouvait voir et sentir que l’émotion pouvait à tout moment l’emporter. Il vouait une telle haine à la marine qu’il en perdait parfois l’esprit, surtout lorsqu’il entendait parler des marines honnêtes qui pourtant ne semblaient jamais rien faire. Avançant lentement sans pour autant se retourner, il prononça :

- Tu fais partie de ceux qui veulent nettoyer ce monde, mais tu n’es même pas capable de nettoyer tes propres rangs de la vermine qui s’y est insinué. C’est pour ça que tu es pire qu’eux… Obéir à ce qui est corrompu, prétendre changer les choses sans jamais jouer de rôle… Tu penses peut-être que je suis dans le mauvais camp, mais je t’assure que le tien n’est guère plus juste. Et si tu oses prétendre qu’il n’y a qu’une minorité de corrompus, alors pourquoi la majorité d’hommes justes est incapable de renverser la tendance ? Il ne me semble pas que ce soit une question de pouvoir… Mais plutôt de volonté…

Kyosuke était à présent à quelques mètres de son compagnon de la journée, titubant presque alors que la pluie se calmait un peu. Arrivé au bout de la rue, il leva les yeux vers le sien avant de dire :

- Et si tu veux me tirer dans le dos et me rapporter à tes supérieurs pour le carnage que j’ai fait, je ne t’en empêche pas !

Il sourit et lâcha en un soupir :

- Tu ne feras que me prouver que j’ai raison…

Disparaissant dans les ombres au détour d’une ruelle, Kyosuke s’adossa au mur, attendant un moment que le marine soit parti pour allumer une clope et se laisser glisser le long de la paroi jusqu’à atterrir près d’une flaque dans laquelle il contempla un instant son reflet. Et alors que sa cigarette venait mourir dans cette minuscule étendue d’eau, le bretteur s’assoupit à cause de l’épuisement. Pour la première fois de sa vie, il s’endormait dans les caniveaux de Baterilla avec un sourire aux lèvres, loin des tracas de son enfance.
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Zuko Kasai
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MessageSujet: Re: A song of blade and fire [PV : Zuko]   Sam 27 Oct - 11:39

Zuko n'avait pas eut le temps de faire trois pas que le charmant pirate qui lui avait servit de partenaire durant cette extermination l'apostropha à nouveau.

- Oy crétin ! Je me suis trompé à ton sujet, tu n’es peut-être pas comme tous ces marins corrompus qui pourrissent le monde en profitant de leur statut pour s’enrichir ou servir des désirs personnels. Je pense que tu fais partie de cette catégorie de personnes qui croient encore que la marine sert le peuple et assure sa sécurité… Et c’est pour ça que par rapport à eux…

Zuko tendit l'oreille, il venait vraiment d'entendre le forban faire un compliment sur la Marine ou il avait simplement rêvé ? En tout cas, ça paraissait étrange puisqu'il l'avait mis dans la catégorie apparemment plus respectable des Marines, celle qui faisait encore quelque chose pour le peuple.

- … Tu es pire…

Le Marine leva les yeux au ciel mais ne se retourna pas. Il ne décroisa même pas les bras de derrière sa tête, ce qu'il pensait de lui, Zuko s'en fichait. Un jour il verrait que le bien qu'il avait fait au peuple était réel et que lui au moins respectait la justice tout autant que les lois. Il n'était pas comme son capitaine et ne le serait jamais.

- Tu es de ceux qui disent servir une cause juste, ceux qui se battent pour que le monde soit plus sûr… Mais qui es-tu pour prétendre défendre de vraies valeurs quand tu obéis aux ordres d’hommes corrompus ? Qui es-tu pour te targuer de faire partie des protecteurs de ce monde alors que le peuple se plaint de ta présence ? Vous vous dites tous être de fiers marines au service de la justice… Mais où êtes-vous quand les villages sont pillés et que vos capitaines fréquentent les bordels les plus crades des Blues ? Où êtes-vous lorsque les vôtres rançonnent les pauvres marchands alors que les pirates terrorisent les mers ? Où êtes-vous lorsque les orphelins mendient et crèvent dans les caniveaux et que vos dirigeants s’offrent des manoirs et se payent d’innombrables mets en provenance des quatre coins du monde ? Pire… Où êtes-vous quand des pillards assassinent des familles entières avant de rejoindre des hommes de VOS rangs pour partager le butin ?...

Cette fois-ci le jeune homme faillit se retourner pour faire face à son interlocuteur. Il n'était pas encore assez puissant pour changer tout ça, avait-il envie de lui crier, mais un jour le monde serait meilleur, et lui serait aimé de la population. Et pour le moment, les seuls endroits où son uniforme n'était pas le bienvenu étaient les taudis de se genre, là où la crasse de l'humanité se rassemblait. Ce type ne connaissait rien de la Marine et il prétendait avoir le droit de la critiquer ? Zuko savait depuis ce combat que cet homme avait vécu ici pendant son enfance, donc il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'il haïsse la Marine. Les chiens ne font pas des chats et ici tout le monde les haïssait. C'est s'il lui avait avoué adorer la Marine que Zuko aurait été surprit. Si il était né sur une île sous le contrôle du gouvernement, il se serait rendu compte que leur présence était bénéfique, ils en avaient la preuve ici même, sous leurs yeux : cet endroit devait n'avoir jamais connu de présence comme la sienne, une présence de bon Marine venant répandre le bien et nettoyer les déchets qui traînaient dans les rues en prétendant tout diriger et en opprimant la population. C'était donc ainsi qu'il voulait que le monde soit ? Car c'est ainsi que chacune des blues serait sans la Marine pour les protéger. Mais ça il ne le voyait pas, tout ce qu'il voyait c'était que le seul haut gradé qui venait ici n'était là que pour l'argent et que le seul bon Marine présent sur cette île venait de massacrer des habitants dont le sang se répandait toujours dans les rues, même si ces habitants le méritaient amplement.

- Tu fais partie de ceux qui veulent nettoyer ce monde, mais tu n’es même pas capable de nettoyer tes propres rangs de la vermine qui s’y est insinué. C’est pour ça que tu es pire qu’eux… Obéir à ce qui est corrompu, prétendre changer les choses sans jamais jouer de rôle… Tu penses peut-être que je suis dans le mauvais camp, mais je t’assure que le tien n’est guère plus juste. Et si tu oses prétendre qu’il n’y a qu’une minorité de corrompus, alors pourquoi la majorité d’hommes justes est incapable de renverser la tendance ? Il ne me semble pas que ce soit une question de pouvoir… Mais plutôt de volonté.

À ce moment, Zuko n'y tint plus et fit volte-face, se retrouvant face au dos du pirate qui s'éloignait lentement de lui, titubant légèrement ç cause de ses blessures qu'il était trop fier pour reconnaître devant lui. Imbécile et arrogant jusqu'au bout.

- Que sais-tu de la Marine, ignorant ? Que sais-tu du monde dans lequel je vis ? Tu crois qu'il suffit de claquer des doigts pour pouvoir changer le monde ? Qu'il suffit que je fasse une demande au bureau pour devenir Amiral-en-chef et avoir le pouvoir de sauver le monde ? Et bien je vais te faire redescendre de ton nuage où tout est beau et tout est simple : Je n'ai pas le choix ! Pour monter en grade, il faut passer par une étape où j'obéis aux ordres. Pour avoir le pouvoir de changer les choses, il faut que je devienne plus puissant et que j'acquière plus de pouvoir. Tu ne sais rien de ce qu'est ma vie, ni de ce qu'est la vie d'aucun des Marine au service de la population, parce que tu as choisit la voie de la facilité, celle qui te permet de marcher sur les autres parce que tu en as envie, celle qui créé tant de mauvais pirates dans ce monde. Je vais te dire une chose espèce de dégénéré, tu te crois peut-être meilleur ou plus digne d'éloge que tes semblables, mais tu es comme eux, un malfrat qui prétend faire changer les choses en les rendant pires encore. Moi au moins j'ai le courage d'essayer de faire changer les choses de l'intérieur. Toi, tout ce que tu fais c'est prétendre les améliorer tout en les empirant à l'extérieur tout ça parce que tu as eut la malchance de grandir dans un misérable taudis de cet espèce contrôlé par les pirates. Et comment as-tu décidé de t'en venger ? En rejoignant leur rang ? Tu peux critiquer autant que tu veux la Marine et nos grands dirigeants, mais tu ne vaux pas mieux que le pire des pirates, et ce n'est pas en faisant un discours pompeux sur à quel point la Marine ne fait rien pour la population que tu feras changer mon avis sur toi. Nous ne pouvons pas être partout. Maintenant retournes donc dans la crasse d'où tu es issus, puisqu’apparemment tu n'as pas le désir de te prendre par la main et de t'en tirer en rejoignant une force qui fait tout pour arranger les choses.

Il n'écouta pas les derniers mots qu'il lui adressa, partant en de grandes enjambées furieuses le plus loin possible de ce crétin qui savait visé là où ça faisait mal. Il maniait les mots de façon aussi tranchante qu'il maniait ses maudits scalpels, s'assurant qu'ils restent graver dans sa tête aussi sûrement qu'un cicatrice restait gravée dans la chaire. Un jour il changerait la Marine. Et ce jour là, cet imbécile serait obligé d'avouer qu'il avait tort. En attendant, il se promit que la prochaine fois qu'ils se verraient, Zuko l'arrêterait et le livrerait aux autorités. Ce type faisait trop baissé l'estime que les gens portaient à la Marine. Y compris la sienne.
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A song of blade and fire [PV : Zuko]
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