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 Les meurtriers peuvent aussi être des victimes

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MessageSujet: Les meurtriers peuvent aussi être des victimes   Dim 4 Nov - 15:10


Detective Conan Original Soundtrack

L’horloge dans le hall affichait seize heures alors que Kyosuke pénétrait dans la résidence de la famille Okidawa, clan richissime de LogueTown et dont le patriarche était un grand ami de la famille Gallagher. Le visage marqué par la fatigue et la mine basse, l’ancien majordome avançait silencieusement, son manteau noir foulant le plancher en bois de la bâtisse comme un voile d’ombre flottant au-dessus du sol. Dehors, un vacarme assourdissant semblait envahir l’intérieur par les fenêtres, comme si une immense foule s’était réunie dans le petit jardin du domaine pour y manifester un mécontentement quelconque ou juste pour le plaisir de faire du bruit. Autour de lui, la marine en charge de de la sécurité dans la ville semblaient s’affairer dans toute la maison, grouillant comme des fourmis en remuant les meubles à la recherche de quelconques objets inutiles mais qui accaparaient toute leur attention. Seul au beau milieu de ce spectacle bien étrange, le bretteur indépendant déambulait sans rien dire, ses nombreuses lames accrochées sur son corps lui donnant l’allure d’un porteur de mort, un shinigami venu réclamer l’âme d’un pauvre innocent. Mais contrairement aux apparences, la faucheuse était déjà venue ici quelques heures plus tôt et c’était pour cela que le jeune homme était là…

En effet, la famille Okidawa venait de perdre son seul et unique enfant, un nouveau-né d’à peine quelques mois et qui avait fait le bonheur de ses parents à sa naissance. Le petit Shinichi avait été retrouvé mort dans son berceau par sa mère qui s’était effondrée en voyant que son enfant ne respirait plus, s’étant étouffé pendant son sommeil. La tragédie avait provoqué le deuil de tout le clan et une atmosphère de suspicion s’était levée au sein des membres de la famille, chacun trouvant la mort du pauvre bambin bien étrange et accusant l’autre de meurtre. Rapidement, la situation avait dégénéré et le leader des Okidawa avait décidé de faire jouer ses relations pour demander de l’aide à la marine. Cette dernière décida d’envoyer plusieurs de ses hommes enquêter mais aucun n’avait des capacités de déduction assez élevées pour résoudre cette affaire qui du coup stagnait depuis des heures.

Voyant le peu d’effectif qualifié disponible qu’on lui avait envoyé, le patriarche de la famille avait cru bon de réquisitionner l’aide du jeune Hatsuo pour cette affaire alors que ce dernier revenait d’un voyage de cinq jours dans les environs et qu’il était au bord de l’évanouissement tellement la fatigue engourdissait son corps. Malgré de très nombreuses protestations de la part du bretteur, le maître lui fit bien comprendre qu’il était indispensable que le jeune homme vienne, le fait étant qu’Emma et lui devaient la vie au patriarche qui les avait sauvés quelques années auparavant. Le lien le liant à la famille Okidawa étant fort, le jeune homme comprit rapidement l’importance de cette mission et n’osa pas se dresser plus ardemment contre le père endeuillé. Ce dernier s’était empressé d’obtenir un passe-droit pour faire participer l’épéiste à l’enquête, faisant jouer ses relations pour une fois. C’était pourquoi il était là, à moitié endormi et cherchant bêtement des indices sur la mort du nourrisson, le regard embué et la bouche pâteuse.

Pénétrant dans le salon familial, Kyosuke plissa les yeux à la vue de la lumière abondante qui envahissait la pièce, mettant une main devant son visage pour essayer d’atténuer la douleur que provoquait l’éclairage d’un lustre en cristal siégeant au centre de la pièce. Lorsqu’il finit par s’habituer à la luminosité ambiante, il s’approcha de l’un des gardes afin que ce dernier lui fasse un topo de la situation : la famille présente en ce jour se composait du grand père de la victime, un certain Seizo Okidawa dont la sénilité était évidente, des parents du pauvre bébé, Sera et Ichiro Okidawa, actuels dirigeant du clan Okidawa et régnant sur une bonne partie du commerce extérieur des environs de LogueTown, du demi-frère du nouveau-né Kentaro Moshobushi, qui était né de l’union d’Ichiro et de l’une de ses maîtresses, de la nounou du pauvre enfant, Ayame Ayabusa qui était chargée du bien-être du petit durant la journée et de trois invités n’ayant aucun lien avec l’enfant, Otomo Kagebuyo et ses deux gardes du corps qui étaient un groupe de commerçants rivaux des Okidawa et qui venaient demander une trêve dans les impitoyables assauts commerciaux qu’exerçaient le clan sur leur famille. Tous étaient réunis dans cette pièce sous la surveillance de la marine qui essayait de les empêcher de se sauter à la gorge, la tension étant presque palpable et étouffante. Les entretiens individuels avaient déjà débuté et le jeune bretteur s’approcha de la personne actuellement interrogée : le père de la victime dont la rage ne semblait pas se dissiper :

- Je viens de perdre mon fils et vous osez m’accuser ? Je croyais que vous étiez ici pour nous aider bande d’incapables ! Vous ne voyez pas que ce sont ces fourbes de Kagebuyo qui sont les meurtriers de mon fils ? Ils prétendent être venus pour demander une trêve afin que je leur laisse une part des accords commerciaux que nous avons avec les autres îles, mais ils sont venus tuer mon fils ! Arrêtez-les bon sang !

L’homme gesticulait dans tous les sens sous les regards dubitatifs des gardes qui n’osaient pas le retenir, la peur de voir leur poste supprimé s’ils s’en prenaient au patriarche et que ce dernier se plaignait à leur supérieur hiérarchique. Kyosuke s’approcha de l’individu agité, voyant le regard apeuré de la jeune baby-sitter qui tenait fermement sa patronne dans ses bras, cette dernière secouée de sanglots atroces et ne pouvant s’arrêter de pleurer. En voyant l’ancien majordome se diriger vers lui, le chef de la famille manqua d’exploser de colère afin de passer ses nerfs sur lui et le fait qu’il ne faisait rien mais le regard glacial et sévère de l’épéiste le remit à sa place. Il n’était absolument pas d’humeur à se laisser marcher sur les pieds aujourd’hui et il voulait en finir le plus rapidement possible. Une main se posa alors sur son épaule, une main gantée et qui appartenait au fils illégitime du père de famille. Ce dernier adressa à Kyosuke un sourire rassurant :

- Excusez mon père, il n’est pas comme ça d’habitude… Il en veut à tout le monde. Vous auriez dû le voir tout à l’heure, à hurler sur cette pauvre Ayame… Un vrai démon ! Déjà qu’elle a l’habitude de se faire insulter par le pauvre homme tous les jours…

La jeune femme concernée détourna le regard lorsque Kyosuke se tourna vers elle, apparemment gênée par la situation et embarrassée d’être vue comme une victime alors qu’aujourd’hui son protégé était mort. Reportant son attention sur l’homme qui venait de lui adresser la parole, le bretteur remarqua le léger sourire de son interlocuteur, seule personne que la situation semblait amuser et même avantager : en effet, la disparition soudaine du seul héritier du clan Okidawa offrait au bâtard de cette famille la possibilité de s’emparer de son commandement et de devenir le leader de l’une des dynasties les plus influentes de la Blue une fois l’actuel leader mort. Cela faisait donc de lui le suspect principal, même si aucune preuve n’avait encore été trouvée et pouvant l’inculper de meurtre. Sans dire un mot, Kyosuke s’éloigna de la salle sous le regard interrogatif de l’assemblée réunie là et il se dirigea vers la cuisine, marmonnant un vague :

- J’ai besoin d’un café moi….
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MessageSujet: Re: Les meurtriers peuvent aussi être des victimes   Dim 4 Nov - 15:11

Sans faire attention aux vociférations portées à son encontre, le bretteur sortit de la pièce pour aller se préparer son petit café, frottant pensivement son œil pour chasser la fatigue qui prenait possession de son corps. Alors qu’il faisait chauffer de l’eau dans une casserole, il sentit l’odeur enivrante des senteurs typiques des cuisines bourgeoises qui recelaient en général mille et un trésors culinaires. Humant à la fois les épices et les odeurs sucrées de quelques gourmandises que les riches avaient l’habitude de consommer à l’heure du thé, Kyosuke s’empara de quelques cookies qui avaient l’air délicieux et mordit dedans avec entrain, faisant tomber quelques miettes par terre qu’il s’empressa de ramasser afin de les jeter à la poubelle. Il s’apprêtait à reporter son attention sur la préparation de sa boisson chaude quand il remarqua un tas étrange de plantes au fond du récipient pour les ordures.

Sortant l’une des feuilles de la poubelle, il l’inspecta un instant, reconnaissant là une plante du désert dont se servaient les nomades pour fabriquer de puissants somnifères et qu’il avait déjà préparé durant ses voyages. Vu le nombre de feuilles se trouvant dans la poubelle, on pouvait facilement imaginer qu’une tisane extrêmement puissante avait été réalisée dans cette cuisine aujourd’hui. Prenant un échantillon de ces plantes sur lui, il prit un air plus sérieux alors qu’il portait le café à ses lèvres, intrigué par sa trouvaille. Sortant de la cuisine avec sa tasse, il traversa le salon sans porter la moindre attention aux personnes présentes, soufflant un : « Faut que je jette un œil au berceau du bébé » avant de s’engouffrer dans les escaliers menant à l’étage.

Le couloir menant aux chambres semblait cossu, montrant la richesse du propriétaire et le narcissisme de ce dernier qui avait un nombre incalculable de peintures à son effigie. Ne prêtant pas attention à la décoration prétentieuse du logement, l’épéiste pénétra dans l’endroit où était mort le nouveau-né, demandant aux deux marines présents dans la pièce de le laisser seul un instant afin qu’il puisse réfléchir tranquillement. Il posa sa tasse de café sur une commode afin d’avoir ses deux mains de libre, la tournure dont prenait cette enquête ayant assez titillé sa curiosité pour dissiper son mécontentement à l’idée de devoir jouer les détectives en revenant de voyage et la fatigue qui n’était à présent plus qu’un lointain souvenir.

S’avançant vers le berceau, il manqua de trébucher sur un ballon qui avait sans doute du rouler hors du coffre à jouet situé dans un coin de la pièce. La présence de l’objet amusa le jeune homme qui trouvait assez cocasse qu’un jouet comme celui-ci se trouve dans la chambre d’un bambin incapable de s’en servir. S’amusant avec comme un enfant pendant un instant, il finit par le bloquer avec son pied alors qu’il posait son regard sur le corps inanimé du pauvre bébé. D’ici, on aurait dit qu’il dormait paisiblement et que rien ne semblait pouvoir perturber son sommeil… Ce qui était vrai à présent ! Il était recroquevillé sur lui-même et ses petites mains étaient encore accrochées à sa couverture, comme s’il faisait un beau rêve et non pas un cauchemar atroce comme Kyosuke avait l’habitude de vivre ces derniers temps, imaginant régulièrement que ses proches avaient des têtes d’animaux.

Dans la narine du cadavre se trouvait un minuscule morceau de coton qui attira l’attention du jeune homme, ce dernier se mettant à chercher des coussins aux alentours. Il en trouva une pile entassée à l’abri des regards et saisit le tout premier, grimaçant soudain alors que ses doigts entraient en contact avec des épingles plantées dedans, témoignant que la literie était artisanale et que ces oreillers venaient d’être cousus, la présence des épingles ayant servi à les coudre étayant la thèse de l’apprenti détective. En y regardant de plus près, le bretteur remarqua qu’un autre coussin possédait de microscopiques traces de sang au niveau de ses épingles, le liquide rougeâtre se trouvant à l’endroit où il aurait fallu poser sa main afin de le prendre. L’épéiste prit l’oreiller dans ses mains pour retourner près du berceau, restant au-dessus de ce dernier et posant alors ce qu’il avait dans les mains sur le visage du bébé comme pour simuler un étouffement. Il enleva alors le coussin et réitéra ses actes plusieurs fois avant de sourire et de jeter le coussin sur le sol. Il se pencha alors sur le lit et inspecta les draps : près du visage du bébé se trouvaient des traces légèrement verdâtres et quasiment séchées, presque invisibles pour quelqu’un qui ne savait pas quoi chercher. Un rire s’échappa des lèvres du jeune Hatsuo alors qu’il se dirigeait vers la sortie, prenant le ballon et sa tasse de café avec lui : il avait résolu le mystère !
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MessageSujet: Re: Les meurtriers peuvent aussi être des victimes   Dim 4 Nov - 15:12

Lorsqu’il débarqua tranquillement dans le salon, l’atmosphère s’était nettement échauffée et les cris résonnaient dans toute la pièce, les insultes fusant dans toutes les directions. Le vacarme assourdissant qu’offraient les protagonistes était similaire à celui des curieux qui continuaient à s’agglutiner devant la porte de la maison en quête d’informations et de ragots qu’ils pourraient raconter lors du marché. Prenant la peine de finir sa boisson en se délectant de l’ambiance échaudée de la salle, Kyo regarda chacun des suspects avant de déclarer simplement :

- Je sais qui est le coupable !

Le silence se fit quasi-instantanément alors que les gens présents dans la pièce adoptaient des regards interrogatifs et des mines sérieuses. Posant sa tasse sur la table centrale, le jeune homme mit son ballon par terre et marqua un temps de pause avant de reprendre :

- Je peux dire avec certitude qui a tué votre enfant monsieur Okidawa, et je peux même raconter en détails ce qu’il s’est passé… Mais avant cela, messieurs, saisissez-vous de monsieur Moshobushi !

En moins de temps qu’il fallait pour le dire, le fils illégitime du patriarche du clan se retrouva encerclé par cinq soldats qui entravèrent immédiatement ses mouvements, l’empêchant ainsi de fuir alors que l’ancien majordome les regardait faire sans bouger. Alors que les personnes présentes se mirent à commenter la scène, le bretteur reprit la parole avec une voix totalement neutre :

- Pendant que vous étiez occupés à vous écharper, j’ai mené ma petite enquête et j’ai pu tirer de nombreuses conclusions sur ce qu’il s’est passé dans cette chambre. J’ai en effet trouvé sur le corps de la victime des morceaux de coton provenant d’un coussin et qui montre que quelqu’un a tenté d’étouffer le nouveau-né durant son sommeil. De plus, les traces de sang sur l’oreiller ayant servi à bloquer la respiration de la victime montre que la personne responsable de cet acte s’est blessée pendant qu’elle commettait ses méfaits… J’ai beau regarder chaque suspect dans cette salle, je ne vois personne dont les mains sont marquées par une blessure récente… Excepté vous monsieur Moshobushi car vous portez des gants ! Auriez-vous l’amabilité de les retirer afin que l’on vous disculpe ?

Le visage de l’accusé se crispa alors que tous les regards se tournèrent sur lui. Il se mit à trembler, comme bouillonnant de colère et de dégoût mais ne retira pas ses gants. Alors qu’un garde s’apprêtait à lui enlever à la demande du détective du jour, l’homme finit par déclarer :

- Oui je l’ai tué, je l’ai tué ! Je ne pouvais plus supporter l’idée qu’il puisse me prendre ma place, qu’il puisse diriger le clan alors que moi je n’y ai pas droit me rongeait ! Alors je suis monté dans sa chambre, j’ai saisi un coussin et je l’ai étouffé en silence ! Et si c’était à refaire, le je referais ! Tout aurait pu être parfait si vous ne vous étiez pas mêlé de cette histoire !

L’homme donna un coup de coude à l’un des marines, profitant de la confusion de son geste pour enlever ses gants et révéler de petites coupures sur ses doigts. Il attrapa une épée à la ceinture de l’un des soldats et se rua sur l’ancien majordome qui le regarda sans bouger en prononçant quelques mots qui suffirent à arrêter la course de son assaillant alors qu’il s’apprêtait à lui porter un coup mortel :

- Mais monsieur Moshobushi n’est pas le meurtrier… C’est vous mademoiselle Ayabusa qui êtes responsable de la mort du petit Shinichi !

Ces paroles semblèrent figer la salle alors que la baby-sitter de l’enfant émit un petit gémissement et que Kyosuke shootait dans son ballon, ce dernier atterrissant dans la mâchoire de son agresseur qui s’étala de tout son long devant lui, sonné pour un petit moment. Le bretteur resta totalement impassible et fit comme si rien ne s’était passé, fixant la véritable coupable de son regard ténébreux alors qu’elle se mettait à rougir :

- Moi ? Je euh… Non vous faites erreur ! Kentaro a avoué son crime !

- En effet, monsieur Hoshimoshi ici présent a avoué avoir voulu étouffer la victime et j’aurais pensé que c’était lui le meurtrier si je n’avais pas mis en évidence le fait que le pauvre enfant était déjà mort lors de la scène de l’oreiller ! Je m’explique et dites-moi si je fais une erreur… Mademoiselle Ayabusa, vous êtes la nounou de la victime je me trompe ? Et vous êtes chargée de son bien-être afin que les parents de l’enfant n’aient pas à se soucier de leur bambin la journée c’est ça ?

-Ou-oui…

- C’est donc vous qui vous occupiez du biberon et qui vous chargiez du sommeil de l’enfant n’est-ce pas ?

-C’est ex-exact…

- Bien… Dans ce cas laissez-moi vous décrire ce qui s’est réellement passé. Alors que vous vous occupiez du petit Shinichi dans sa chambre, ce dernier s’est soudainement mis à pleurer sans que vous puissiez arriver à le calmer. A l’étage en-dessous, monsieur Okidawa et monsieur Kagebuyo discutaient affaires et vous vous êtes rendu compte que si les lamentations de votre protégé venaient à importuner votre patron, ce dernier vous ferait encore passer un sale quart d’heure. Prise de panique, vous avez préparé un biberon pour l’enfant et avez ajouté une plante particulière que j’ai retrouvée dans la poubelle et dont les vertus apaisantes auraient pu endormir le bébé… Mais votre maigre connaissance des plantes ou votre maladresse due à l’urgence de la situation ont généré un surdosage et le biberon que vous aviez préparé s’est montré bien trop fort pour un si petit être. Vous l’avez fait boire et l’avez ensuite couché comme si de rien n’était, renversant un peu de contenu de la boisson sur les draps. Lorsque vous vous êtes rendu compte de votre erreur, il était déjà trop tard et vous avez tenté de dissimuler les preuves… La suite on la connait tous…


Detective Conan Original Soundtrack n°8


La jeune femme semblait tétanisée et ne bougea pas pendant un long moment, les mains crispées sur ses genoux. Un silence de mort avait envahi la pièce et les larmes se mirent à couler le long de la joue de la nounou qui éclata alors en sanglots sous les yeux ébahis de l’assistance qui était encore chamboulée par les déclarations que venaient de faire l’apprenti détective. Ce dernier, dressé comme une statue les bras croisés devant lui regardait la pauvre victime de sa prestation pleurer silencieusement. Il aurait aimé que les choses se déroulent autrement, aurait pu cacher la vérité mais savait qu’en agissant ainsi il rendait un service à la famille mais également à la coupable. S’il avait au départ fait arrêter Kentaro, c’était car c’était lui qui aurait dû être trainé devant la justice… Il avait demandé à ce que l’on s’empare de lui afin de se montrer à lui-même qu’il aurait pu y avoir un semblant de morale à cette histoire… Bien qu’à présent, c’était la pauvre femme responsable de la mort du petit Shinichi qui se voyait entourée de gardes et amenée hors de la salle. La gorge nouée et la respiration lente, Kyosuke ne put regarder la demoiselle qu’il venait de condamner dans les yeux lorsque cette dernière passa à côté de lui, murmurant un simple :

- Merci…

Aujourd’hui, la justice avait été faite, mais il y avait une morale bien plus grande à tirer de cette histoire : parfois, les meurtriers aussi peuvent être des victimes…

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