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 " La soupe au moignon " [Kyo]

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Sandôra Djidal
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MessageSujet: " La soupe au moignon " [Kyo]   Dim 28 Oct - 11:13


La soupe...............................

...............................au moignon




►Nan mais quelle galère...



« Eh, Eh toi ! Tout ça c’est ta faute !!! Mmrff !»

Bâillonné comme un saucisson, je gigote au dessus d’un feu de joie. Je sens venir mes larmes couler et sécher aussitôt sur ce bois brulant. Je m’embrouille avec ce type à coté, attaché lui aussi. Pas de piercings de défenses de sangliers ou de collier en oreille de renard, ce type est pourtant réglo. Je lui fais signe en gesticulant de droite à gauche comme une anguille. Pas facile de communiquer au dessus du feu, attaché comme des cochons. N’empêche que cet inconnu est un vrai con. Se retrouver dans une telle situation et par sa faute en plus ! Oui parce que je n’y suis pour rien dans tout ça. Je n’ai jamais demandé à ce qu’une bande de cannibale cinglés nous choisissent comme festin. C’est qu’ils sont affamés en plus. Mes larmes se font de plus en plus sentir tout comme le ferait une fraiche gousse d’ail toute juste coupée. Misère ces gus sont pt’in d’taré. J’aimerai bien me sortir de là pour raconter à Bilika comment j’aurai survécu à une tribu mangeuse d’hommes habillés en feuilles mortes et portant des masques en formes de fruits périmés. Mais pour ça il aurait déjà fallu que je survive. Comment j’en été arrivé là déjà ? Ah oui commençons par ça…

Moi c’est Djidal, Sandora Djidal. Je suis natif d’une tribu nomade de South Blue. On a toujours été une grande famille, mêmes si nos liens n’étaient pas tous de sang. Il suffisait d’être seul, un orphelin du monde comme beaucoup d’entre nous l’étaient pour être accepté. J’ai grandi avec ma sœur adoptive Bilika et son grand-père O’naïm. Il passait son temps à me foutre des coups de sandales et à me crier dessus, mais c’était un bon parrain dans le fond. Il aurait peut être fallu que j’y aille mollo sur les bêtises. Il ne fut pas surprit de me voir partir de la tribu et pourquoi ? Je n’en savais rien du tout. Il était clair que quiconque quittait la troupe était un déshonneur pour la famille et n’aurait plus jamais le droit de revoir la tribu. Peu importe, ce qui est fait est fait, j’avais quitté les miens, pour moi, pour Bilika…il était trop tard pour revenir en arrière.

*Tout bien réfléchis, j’aurai quand même bien aimé retourner en arrière avant de tomber sur cette île. *


J’arrivais sur cette île tropicale par ma barque de mauvaise fortune. Des cernes plein les yeux, j’étais resté éveillé toute la nuit pour éviter que mon rafiot ne parte à la dérive. Un véritable cauchemar. Arrivé à terre, je voyais un horizon de sable fin qui, s’étendait le long de la cote. Quelques algues amenées par les vagues, des crabes sortaient du sol de temps à autre. Le soleil commençait à se lever et je décidais de mettre de nouveau mon chapeau. J’aimais énormément ce chapeau rouge aux boutons fantaisistes. Je marchais donc pied nue jusqu’à trouver devant moi une forêt immense. Les arbres de toutes sortes faisaient des dizaines de mètres ! J’hésitais à pénétrer en ces terres inconnus mais, où serait l’aventure sinon ?

Poussant les longues feuilles qui se tenait devant moi, j’avançais d’un pas sur et d’un air déterminé. Même si à l’intérieur, je me disais qu’il était une très mauvaise idée de marcher pied nus dans une forêt tropicale, probablement remplies d’animaux sauvages en tout genre. Ce sont sur ces pensées que je rencontrai le premier être vivant de cette île, hormis les crabes. Je m’attendais plutôt à voir des tigres qu’un petit enfant habillé avec une simple feuille d’arbre et des dents d’animaux enfoncés dans le nez …

« Heu..Gamin, tu t’es perdu ?
-…
- Tu peux pas causer ? T’as combien ? 10 peut être 11 ans maximum ?
-…WAKATEPE BABOUNE !
- Enchanté, moi c’est Djidal. Y’aurai pas un village tout près, oh c’est qui ? Ta maman ? Heu…ton papa ? Monsieur veuillez poser cette lance je vous prie.
-…Por Leke Leke ?
- POR LEKE LEKE !
- QU..MAIS ? VOUS ETES DINGUE ??

En un peu moins de quelques secondes un véritable clan d’homme tous nue se tenait devant moi. C’en était un peu embarrassant. Je commençais à comprendre où j’avais atterri lorsque j’esquivai ma première flèche, puis une lance. Peu à peu je voyais les choses différemment. Les deux sur les sauvageons ne venaient pas d’animaux.

« CASSOS !!! »

Je courais aussi vite qu’une gazelle. Non, c’était une mauvaise comparaison car ils avaient vraiment l’air de chasser comme des guépards. Sautant à travers les obstacles de la jungle, je courais au plus vite, sans m’arrêter. Je me tournais pour voir si j’avais pu les semer quand soudain, le troue noir. Un choc puis plus rien. Me réveillant en guise de diner avec une bosse sur la tête.
Ce type en face de moi avait le front rouge, autant dire que tout était de sa faute, ils nous avaient condamnés.

*Merde, j’veux pas finir en apéricube T.T *




Dernière édition par Sandôra Djidal le Mer 31 Oct - 8:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: " La soupe au moignon " [Kyo]   Lun 29 Oct - 13:13

Un cauchemar… Sa vie était un pur cauchemar dont il espérait se réveiller, prenant conscience que toutes les péripéties qu’il avait vécu ses six dernières années n’étaient qu’une vaste blague sans queue ni tête. Dans quelques instants, il allait enfin pouvoir ouvrir les yeux et se rendre compte qu’il était dans son lit, allongé mollement dans l’immense chambre du manoir des Gallagher. Comme d’habitude, Emma viendrait le tirer du lit en le prenant par les pieds et en déployant une force colossale pour quelqu’un en fauteuil roulant et ils iraient tous les deux déjeuner dans le jardin, alors que les faibles rayons du soleil perceraient la serre recouverte de lierre qui les protège des vents violents et du froid. Oui, il allait bientôt voir ses yeux éclore et tout ce qu’il avait vécu ne serait qu’un long songe désagréable…

Mais à la place de ce qu’il avait imaginé, Kyosuke se retrouva attaché à une broche au-dessus d’un feu dont les flammes venaient presque lécher son menton, le faisant transpirer à grosses gouttes alors que sa tête lui faisait mal. Il ne savait absolument pas où il était, mais les personnes qui coupaient des légumes autour du feu ne semblaient pas vraiment amicales et en y réfléchissant, le bretteur n’aimait pas trop l’idée d’être embroché alors que des cuisinaient maniaient des concombres… Non loin de lui, cuisant à petit feu, un homme à l’air idiot et ficelé comme un rôti en le regardant d’un air désapprobateur. Apparemment, ils étaient dans la même situation tous les deux et les chances qu’ils avaient de s’en sortir étaient minces. En le regardant de plus près, Kyosuke remarqua une bosse sur le crâne du jeune homme et soudain, il se souvint !

Il se souvint que plus tôt dans la matinée il avait échoué sur une île déserte, évitant pour une fois les récifs meurtriers pour la coque de sa barque afin d’accoster sur une plage de sable fin magnifique. Il faisait beau et chaud, la mer était calme et pourtant il s’était encore perdu dans South Blue, dérivant mollement jusqu’à cet endroit étrange et qui semblait inhabité aux premiers abords. Il avait laissé ses cartes et n’avait emporté que le stricte nécessaire, à savoir ses épées et de quoi manger avant de partir explorer l’île. Cette dernière était absolument immense et la jungle était si dense qu’avancer tranquillement était impossible. Il était possible que d’étranges créatures vivent ici, mais si c’était le cas, Kyosuke avait eu la chance de ne pas les croiser, ne faisant face qu’à quelques serpents et des araignées malintentionnées et qui avaient finies sous le talon de sa botte. Au centre de l’île trônait un gigantesque volcan encore fumant et qui menaçait de cracher sa lave à tout instant sur ses flancs, indiquant ainsi au bretteur qu’il ne fallait pas s’approcher.

Alors que le soleil s’élevait haut dans le ciel, annonçant l’heure de la pitance pour l’ancien majordome, ce dernier décida de s’installer dans une petite clairière pour y faire un feu et y rôtir un serpent. En y repensant, il était assez cocasse de se dire qu’il avait finalement fini comme le serpent à cause d’un sombre crétin qui avait déboulé de nulle part. Car en effet, Kyosuke se souvenait à présent parfaitement du pourquoi du comment il en était arrivé là : alors qu’il était allé chercher du petit bois, cet énergumène avait déboulé de nulle part et lui était rentré dedans, l’assommant sur le coup et le faisant s’écraser la tête la première dans les fagots de bois qu’il transportait. Pour le reste, c’était flou : il se souvenait juste d’avoir vu des hommes habillés d’un pagne en feuilles s’approcher de lui et l’emporter…

Jusqu’ici ! Au-dessus d’un feu de bois qui était en train de faire dorer sa peau. Bientôt, il cuirait totalement et perdrait connaissance à cause de la chaleur, s’évanouissant pour ne jamais plus se réveiller et finir dans le ventre d’indigènes moches et cannibales. Fermant les yeux, il se mit à réfléchir à toute vitesse, cherchant un moyen de se sortir de là. En jetant un œil au-dessus de sa tête, il remarqua que la broche était rudimentaire, seulement un bâton posé sur deux morceaux de bois : le minimum vital de la rôtisserie. Jetant un regard ferme à l’idiot qui bouillonnait toujours de rage, il lui fit un mouvement de la tête pour lui indiquer qu’ils pouvaient s’en sortir, espérant qu’il fasse comme lui. Utilisant toutes ses forces, Kyosuke se mit à remuer, tentant de sauter en donnant des coups de bassin, cherchant à faire sortir la broche de l’endroit où elle était bloquée pour le faire cuire. Après maints efforts, le bretteur finit par faire sortir le bout de bois de son encoche, entamant alors un minuscule vol plané et s’écrasant sur le sol, à quelques centimètres des braises.

Soufflant un instant et sans faire attention à son coéquipier du jour, l’épéiste jeta un œil aux alentours, espérant que sa disparition n’ait pas ameuté les cannibales de service. Fort heureusement, ces derniers étaient trop occuper à jeter divers ingrédients dans une marmite dont les volutes de fumées laissent deviner qu’il s’agissait d’un bouillon qui devait sans nul doute accompagner le repas humain. Soupirant de soulagement, Kyosuke se mit alors à rouler sur le côté, essayant de s’extirper de cet enfer en rejoignant un coin sombre où il pourrait enfin souffler un peu avant de s’enfuir. Le sol étant recouvert de petits cailloux pointus, le bretteur grimaça à chaque roulade, essayant de ne pas hurler de douleur lorsque les quelques brulures causées par le feu frottaient contre la terre par les trous de son pantalon.

Rejoignant enfin un endroit sûr, il essaya de saisir un couteau de cuisine posé sur une sorte de tabouret collé à un mur. Malgré tous ses efforts il ne put s’emparer de l’objet et fit signe à son compère de l’aider. Après tout, ils étaient dans la même galère et le seul moyen qu’ils avaient de s’en sortir : c’était l’entraide !
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Sandôra Djidal
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MessageSujet: Re: " La soupe au moignon " [Kyo]   Mer 31 Oct - 2:30


La soupe...............................

...............................au moignon




►Les deux pirates allaient se prendre une cuite...


C’est ce qui finissait vraiment par se passer. J’attendais patiemment et mon corps commencer à chauffer, sévèrement. Je suintais de plus en plus fort jusqu’à ce que mes gouttes de sueurs ruissèlent de tous mes pores avant de tomber dans ces flammes dévorantes. Nan mais quelle journée, me retrouver dans une situation pareil trois jours avant mon départ ? J’étais plus que désespéré…

Flashback

Il faisait beau ce jour là, le clan s’était arrêté sur une île somptueuse. Il y avait encore de nombreux animaux différents et des animaux à perte de vue, ce que nous préférions. Tout le monde passait son temps à profiter de ce nouvel endroit. Il était si bien que beaucoup d’entre nous songeait à s’y poser pour un long moment. Ce qui n’était pas dans nos habitudes puisque nous étions des nomades. Les tantes vinrent s’installer petit à petit ainsi qu’un grand campement. Nous faisions de notre mieux pour ne pas abimer l’habitat des bêtes environnantes. Le vieux O’naîm avait lui aussi décider de nous faire rester mais, j’avais bien peur que c’était plus par inquiétude envers Bilika. Sa maladie de naissance l’empêchait de marcher et le fait de ne serait-ce que s’assoir l’épuisait fortement. Ca ne dérangeait personne de devoir rester plus longtemps dans cet endroit, il était paisible et nous n’y avions pas de conflits. Seulement, c’est endroit si calme, si détendu était trop lourd pour moi. J’avais besoin d’action. Une vraie tête brulée. J’ai toujours eu ces envies de voyager, d’explorer, d’affronter en le danger, en moi. C’est même Bilika, grand adoratrice de récits odysséens qui me poussa à idoler la piraterie. Le fait d’être libre, de naviguer sans aucune contrainte ni devoir. Être à la fois craint et célèbre. Tout le monde se moquait de moi lorsque je parlais de devenir le futur seigneur des pirates. On me prenait pour quelqu’un de stupide. Mais, ce rêve était-il si, hors de portée ? Etait-il vraiment impossible pour chacun de rendre ses chimères réalités ? Quelles qu’elles soient ? J’avais en moi la conviction que je pouvais y arriver, elle était aussi vive, qu’un feu ardent. Je le deviendrai, je serais le pirate king me répétais-je. Les jours où je choisis mon départ O’naîm ne fut pas surpris mais, il n’était pas ravis non plus. Il me gueulait dessus comme à son habitude, à me dire combien j’étais insouciant et que je devais veiller sur ma sœur. C’était plus fort que moi, la mer m’appelait, comme si, comme si elle avait une voix. Une voix aguichante. Je partis donc sans regrets, promettant à ma sœur que j’écrirai un livre sur mon aventure, et qu’elle serait la première à le lire.

Fin Flashback

Merde c’est con. Je commençais à bruler vif et je ne pensais qu’à une seule chose. Je n’avais pas encore trouvé de titre à mon livre. C’était plutôt con. Je me mettais à réfléchir, murmurant des titres plutôt ridicules pendant que les cannibales dansaient autour d’une statue de bois en forme de phallus. Mieux ne valait-il pas porter attention à ces fous furieux. Cherchant l’inspiration à tâtons, je regardais à gauche puis à droite lorsque je vis ce type qui m’avait causé tant d’ennuis. Il me regardait fixement de ses yeux bruns de personnages ténébreux. Pas d’affolement, ce mec n’avait rien de spécial qui pourrait me surprendre ou m’effrayer. Il me regardait, allongé sur la terre ferme. Je soutenais son regard tel un défis, quand je me rendis compte qu’il n’était plus en train de brûler, alors que moi…

« OH MERDE JE VAIS MOURIR J’AVAIS OUBLIE »

Comment oublier une chose pareille ? Autant dire que j’étais vraiment perdu ! Serrant les dents à toute hâte, je pris une haute inspiration avant d’effectuer une acrobatie des plus impressionnantes. Prenant rebond sur le bâton de cuisson puis sur moi-même, je m’en étais sorti en moins de deux. « Mwehehe trop simple ». Toujours ficelé j’avançais à petits pas de cochon, mes pieds étant vigoureusement attachés. Monsieur ténèbres qui avait gesticulé comme une anguille pour s’en sortir continuait de me fixer, du genre à me demander un service. Je le regardais la tête penché, me questionnant sur ce qu’il pourrait me demander.

« J’ai pas d’argent man… »

C’est tout ce que j’avais trouvé à lui dire et c’était la vérité. J’avais cependant parlé un peu fort et avait malheureusement attiré l’attention des cannibales en plein dans leur rituel. Le silence était de marbre. Tout le monde se scrutait pendant une bonne minute de silence, comme si nous étions déjà morts. L’un me regarda avant de sentir son chaudron et d’y mettre une crotte de nez. * Dégueulis ! C’était pas assez salé ?* Pire encore, quand l’un essaya de gouter, le cuistot qui m’avait l’air facilement irritable passa à tabac son camarade avant de l’enfourner dans le bouillon.


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« MAIS TU MANGES TON POTE ? »

« Sakwifiiiiice ! »

« Je reste pas ici, CASSOS ! Hey Anguille-Man, si tu veux filer c’est maintenant où jamais !»


Une nouvelle poursuite à cloche pied, s’entamait avec les mangeurs de chaire humaine…



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MessageSujet: Re: " La soupe au moignon " [Kyo]   Lun 5 Nov - 0:00

Débile, tout bonnement idiot, attardé… Voilà les mots qui se bousculaient dans la tête de Kyosuke alors que son compagnon du jour le regardait avec un air ahuri, ne comprenant absolument pas l’idée qu’avait le bretteur pour les sortir de là. Pire, il avait sorti une absurdité qui n’avait rien à voir avec le contexte et qui du coup avait attiré l’attention des cannibales qui maintenant les fixaient ardemment, comme outré de voir leur nourriture essayer de se faire la malle. Pendant un court instant personne n’osa bouger, comme si le temps s’était soudainement figé pour laisser un moment à chacun pour réfléchir. Pendant ce bref instant, Kyosuke analysa les opportunités qui s’offraient à lui : combattre à 30 contre 1, fuir à toute vitesse ou se rendre et cuire à petit feu avant d’être mangé par ces indigènes étranges. La dernière solution était inenvisageable et même s’il mourait d’envie de combattre, il était ficelé comme un rôti et la seule aide qu’il aurait pu recevoir était celle d’un idiot qui d’ailleurs sembla faire une nouvelle réflexion qui poussa les cannibales à se ruer sur eux.

Se mordant la lèvre inférieure pour essayer d’intérioriser sa haine, le bretteur utilisa toutes ses forces pour se mettre debout, manquant de se faire un tour de rein durant la manœuvre. D’un geste, il attrapa le couteau qu’il avait essayé d’atteindre plus tôt et se mit à courir à cloche pieds, suivant son partenaire alors que derrière les nombreux cannibales se mirent à les courser, grippant sur des espèces de sangliers sauvages et saisissant des lances et des arcs pour les traquer. Le cauchemar continuait et même s’il ressentait la douleur des brulures et les courbatures, Kyosuke ne cessait d’espérer que tout cela ne fut qu’un mauvais rêve. Devant lui, l’inconnu qui devait également servir de repas détalait comme un lapin, comme si la fuite était pour lui une seconde nature. Grommelant en silence, le bretteur essaya de redoubler d’efforts pour se retrouver à sa hauteur :

- Oy crétin ! T’as de la semoule dans le crâne ou quoi ? T’avais besoin de parler aussi fort, à cause de toi on risque encore de finir en steak !

Le regard noir de Kyosuke en disait long sur les idées qu’il avait en ce moment, ces dernières mêlant extermination d’une population indigène et meurtre d’un crétin. Cependant, il avait un plan et essayait depuis plusieurs minutes de se délivrer de ses liens, se servant du couteau qu’il avait réussi à saisir lors de la fuite pour découper les cordages épais qui l’attachaient au bâton. Malheureusement, la lame était émoussée et ce fut pour lui un véritable calvaire de trancher les fils qui étaient d’ailleurs rudement serré. Bien vite, les deux compères se retrouvèrent à détaler dans une pente abrupte, signe que le camp des cannibales devait être sur un flanc du volcan qui d’ailleurs grondait dangereusement. Sautillant de plus en plus rapidement alors que les lances et les flèches fusaient au-dessus de leur tête, les héros du jour progressaient aussi vite qu’ils le pouvaient, sans même faire attention à la fatigue et l’engourdissement de leurs jambes qui avaient quand même un peu cuit durant la séance de rôtissage.

Finissant par se détacher les mains, le bretteur essaya de se glisser derrière son camarade de fuite, essayant autant qu’il le pouvait de découper les liens de ce dernier. Malheureusement et aux vues de leur façon de se déplacer, trancher correctement les fils était impossible et tout ce que Kyosuke réussit à faire fut d’entailler à plusieurs reprises les mains de son partenaire. Il aurait d’ailleurs pu s’excuser pour cela, mais il était évident qu’il n’était pas désolé et que lui faire un peu mal était le cadet de ses soucis. Renonçant finalement à trancher les cordages de l’inconnu, il essaya de se dépêtrer de ceux au niveau de ses chevilles et après maints efforts, réussit à trancher les fils qui tombèrent au sol, libérant totalement Kyosuke.

L’effet provoqué par cette libération fut cependant bien différent de celui escompté. La possibilité soudaine de se mouvoir totalement associée à l’inclinaison de la pente firent perdre l’équilibre à l’épéiste qui se vautra lamentablement, commençant un rouler bouler douloureux sous les yeux ébahis des autochtones partagés entre le rire et l’effroi, se rendant compte que leur plat du jour les distançait. Dans sa longue chute, Kyosuke percuta son partenaire et l’entraina dans une descente infernale avant d’entamer un vol plané mémorable, chutant d’une sorte de micro falaise pour retomber dans la jungle florissante en contrebas.

L’atterrissage fut violent et douloureux, se soldant par le bruit d’os craquant et de nombreuses blessures plus ou moins superficielles. Pendant un moment, le jeune Hatsuo essaya de reprendre ses esprits, se rendant compte qu’il avait des branches dans le pantalon et des feuilles partout sur la tête. Se relevant avec difficulté, il constata cependant qu’il était enfin libéré et se dirigea au centre de la clairière dans laquelle ils étaient tombés. Saisissant deux morceaux de bois de la broche artisanale qui l’avait entravé jusque-là, Kyosuke s’approcha de son compère qui semblait légèrement ensuqué. Au-dessus d’eux, la tribu de cannibales les regardait de loin et alors que le bretteur pensait avoir la paix, il vit l’un d’entre eux pousser 4 de ses coéquipiers de la falaise, ces derniers s’écrasant non loin des fugitifs. Les sauvages n’avaient donc aucun scrupule envers les leurs au point d’en sacrifier une minorité pour ensuite les rejoindre en faisant le tour ? Peut-être...

Les quatre cannibales se relevèrent, armés de lances et d’arcs et prêts à s’en servir. Cependant, Kyosuke avait aussi des armes et même si ses épées lui manquaient, les bouts de bois lui suffiraient pour coller une raclée à ceux qui avaient voulu le manger. Donnant un violent coup de pied dans le ventre de l’inconnu qui l’accompagnait, le bretteur murmura :

-Réveille-toi l’idiot, on a de la visite… Et même si l’envie de les tabasser tout seul me tente, j’ai pas envie de louper une occasion de les laisser me débarrasser de toi… On en prend deux chacun et ensuite… Ensuite on verra

Faisant habilement tournoyer les bâtons entre ses doigts, Kyosuke sourit légèrement : il allait enfin pouvoir évacuer la colère qui bouillonnait en lui…
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